le Jeudi 11 août 2022
le Lundi 25 janvier 2021 15:05 Autres - Others

Une ville de l’Ontario collecte des données pour améliorer les services en français

La présidente du comité et conseillère du quartier cinq, Michelle Boileau, croit que les statistiques seront utiles dans la prise de décisions futures. — photo courtoisie
La présidente du comité et conseillère du quartier cinq, Michelle Boileau, croit que les statistiques seront utiles dans la prise de décisions futures.
photo courtoisie
La Ville de Timmins souhaite augmenter et améliorer la qualité de ses services en français. Pour atteindre cet objectif, elle compte recueillir des données sur l’usage de la langue lors d’entretiens avec la population. Un rapport trimestriel sera publié, de façon à comprendre où est la demande et quels sont les besoins. Une initiative qui pourrait inspirer ailleurs à travers le pays?

Les francophones de la ville de 42 000 habitants représentent un peu plus de la moitié du poids démographique municipal. En revanche, certains ont toujours de la difficulté à obtenir un service dans la langue de leur choix.

Le Comité de liaison francophone de la Ville de Timmins a entre autres pour mission de faire des recommandations aux élus municipaux. La présidente du comité et conseillère du quartier cinq, Michelle Boileau, croit que les statistiques seront utiles dans la prise de décisions futures.

«Au sein de la Corporation de la Ville, on est toujours en train de faire une évaluation continue de chaque département. En ayant des statistiques par rapport à la langue demandée ou même utilisée, on pourrait s’assurer qu’on ait les capacités de servir les résidents dans la langue demandée», fait-elle valoir.

«Tous les postes à Service Timmins doivent être bilingues et on est déjà en mesure de servir les personnes en français ou en anglais. C’est une fois qu’ils font l’aiguillage vers un autre département de la ville qu’on n’a pas nécessairement cette capacité de desservir en français», explique-t-elle.

Orientation sur d’éventuels changements

«Ces statistiques devraient nous orienter sur le personnel bilingue en place, s’il y a des changements à effectuer au niveau de la structure et au niveau des ressources humaines parmi chaque équipe», ajoute la présidente du comité.

La collecte et l’analyse des données pourraient bien mener à des actions concrètes et mesurables. Entre autres, elles pourraient servir à déterminer les besoins de traduction du matériel et des communications officielles de la ville.

Les francophones devront tout de même patienter en attendant le dépôt des rapports avant de pouvoir s’attendre à des changements majeurs.

«On commence tout juste, souligne Michelle Boileau. Je m’attends à avoir des chiffres assez bas pour la demande des services en français dans les premiers rapports. Mais j’espère qu’à force de poser la question, on va voir une augmentation dans le nombre de personnes desservies en français».

«Avant, on ne demandait pas s’il y avait une langue préférée parce qu’on ne tenait pas compte de ces informations. J’espère que ça va inciter les gens à le réclamer de plus en plus leurs services en français – si c’est ce qu’ils veulent», affirme-t-elle.