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le Mercredi 16 septembre 2020 19:06 Autres - Others

La sécurité, la grande priorité d’Orica

L’usine d’Orica, sécuritaire? À la suite de la méga explosion survenue à Beyrouth au Liban, le mois dernier, certains se sont demandé si une explosion pourrait survenir sur le site d’Orica à Brownsburg-Chatham.

On se rappellera que plus de 190 morts et des pertes de plusieurs milliards de dollars ont été causés par la déflagration spectaculaire dans la capitale libanaise, le 4 aout 2020. Des édifices ont été endommagés dans un rayon atteignant jusqu’à 10 kilomètres du lieu de détonation.

Le site de la compagnie Orica, à Brownsburg-Chatham est en exploitation depuis la fin du 19e siècle, et est bien connu des résidents  de la région depuis des générations. Après avoir connu plusieurs vocations, le lieu est voué aujourd’hui à la production de systèmes de mise à feu pour les mines, les sites de construction et les carrières.

Les produits et services d’Orica sont vendus dans plus de 100 pays, et l’usine de Brownsburg-Chatham a une importance stratégique significative au sein des activités mondiales de cette compagnie. Elle compte plus de 300 employés à temps plein, dont la majorité résident dans d’Argenteuil.

« L’explosion qui est survenu à Beyrouth au début d’aout a été tragique, et aurait pu être évitée, a fait valoir Benoit Valiquette, gestionnaire du site brownsbourgeois d’Orica. Le nitrate d’ammonium n’est pas un explosif, mais bien un oxydant. Il faut être extrêmement négligent pour que le nitrate d’ammonium explose de lui-même.»

M. Valiquette a expliqué que le nitrate d’ammonium doit être mélangé avec des carburants pour en faire une matière explosive. De plus, il doit y avoir une puissante mise à feu pour que cette matière soit d’étonnée.

Le nitrate d’ammonium industriel est utilisé par certaines usines d’Orica comme solvant ailleurs sur le globe. Le site de Brownsburg-Chatham, par contre, n’utilise aucun nitrate d’ammonium dans ses activités. Cependant, même si c’était le cas, un incident comme celui de Beyrouth ne pourrait en aucun cas avoir lieu, a assuré M. Valiquette.

«Sur le site d’Orica de Brownsburg-Chatham, les employés sont compétents, formés, connaissent les risques auxquels ils sont exposés, et s’assurent d’avoir les contrôles de sécurités en place avant de travailler.».

Les systèmes de détonation fabriqués à Brownsburg-Chatham contiennent des explosifs. Selon la direction de la compagnie, par contre, toutes les matières premières, les matières en cours de production ainsi que les produits finis sont transportées et manipulées selon les plus hautes normes et règlementations canadiennes. L’exploitation de Brownsburg-Chatham reçoit donc des inspections régulières de la Division de la règlementation sur les explosifs (DRE) de Ressources naturelles Canada.

La sécurité et la prévention sur le site de Brownsburg-Chatham sont assurées par toute une batterie de protocoles, selon M. Valiquette. Un suivi extrêmement rigoureux des normes de construction est fait en conjonction avec de minutieuses vérifications mécaniques et électriques régulières. Tous les combustibles sont séparés de sources d’énergie potentiellement dangereuses. Un système de protection contre la foudre est donc également en place. L’entreposage et la manipulation des matières dangereuses sont contrôlés par un système de fiches signalétiques et de marche à suivre très détaillé.

Pour la défense contre le vol et le terrorisme, le site est sous la plus haute surveillance, et ce, 365 jours par année et 24 heures par jour. De plus, les inventaires de matières dangereuses sont effectués de manière régulière. Les matières dangereuses sont sécurisées en tout temps et des contrôles sont également faits régulièrement.

« Ce n’est pas par chance, mais bien par des employés compétents et dédiés, par des installations sécuritaires, de récentes technologies en place, et par une gestion des évènements rigoureuse que le site n’a pas eu d’évènements significatifs depuis 1995», a conclu le gestionnaire du site laurentien d’Orica.