le Lundi 5 Décembre 2022
le Mercredi 2 septembre 2020 17:48 Autres - Others

1,8 million pour Saint-André-d’Argenteuil

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Le ministère de la Santé publique s’est entendu avec la municipalité de Saint-André-d’Argenteuil afin de mettre en œuvre des mesures de gestion des risques liés aux inondations.

«On attendait cette annonce-là avec impatience», a affirmé à L’Argenteuil Marc-Olivier Labelle, maire de Saint-André. L’entente, dont le financement est de 1 810 882$, viendra entièrement du ministère de la Santé publique (MSPQ). Les fonds iront en grande partie à la poursuite d’études complémentaires du niveau de risque dans certains secteurs résidentiels, comme la terrasse Robillard.

«Les premiers dollars seront investis dans la connaissance, a expliqué M. Labelle. Mais on veut que des sommes servent à des actions concrètes sur le terrain.» Il se pourrait donc que cette entente permette de relocaliser des résidents. «L’objectif premier dans tout ça, c’est la sécurité de nos citoyens et la pérennité de notre communauté», a affirmé le maire du village durement touché par les inondations de 2017 et 2019.

Dans l’annonce de l’entente, qui a été faite par simple voie de communiqué, la ministre responsable des Affaires autochtones et ministre responsable de la région des Laurentides, Sylvie d’Amours, a parlé de l’importance d’agir. « Saint-André-d’Argenteuil est un lieu propice pour établir de nouvelles mesures de gestion de risques, car une partie de son territoire est située en zone inondable, a-t-elle déclaré. Les leçons du passé nous servent à mieux appréhender l’avenir pour protéger la population.»

L’administration du maire Labelle n’a pas chômé depuis 2019, et a pris les devants, commandant des études importantes sur l’acquisition de connaissances et de données, mais aussi en vue de la relocalisation de résidents volontaire de ce secteur, baigné par trois rivières, dont l’Outaouais, en aval du barrage de Carillon. La municipalité a lancé en juillet 2020 deux projets de recherche, dont une approche multicritère pour l’évaluation de la résilience en zone inondable (AMERZI), en collaboration avec l’Université de Montréal et le MSPQ. «On est conscients que c’est un grand pas, que c’est avant-gardiste, a reconnu Marc-Olivier Labelle. Mais ça va nous donner des outils, et de l’expertise et des connaissances sur le sujet.»

L’entente s’échelonne sur deux ans, de 2020 à 2022, et son financement est prévu dans les budgets du Cadre pour la prévention de sinistres, qui a été adopté en 2013.