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le Jeudi 23 juillet 2020 16:06 Autres - Others

Nadia Clément, les pieds ancrés dans la terre, l’esprit porté par l’ambition

Nadia Clément, lors de la remise de son diplôme de l’école secondaire catholique d’Embrun. — photo fournie par Sandra Clément
Nadia Clément, lors de la remise de son diplôme de l’école secondaire catholique d’Embrun.
photo fournie par Sandra Clément
Nadia Clément a grandi sur la ferme familiale à Embrun. À 18 ans, elle se démarque par ses idées et souhaite se perfectionner afin de prendre la ferme en mains.

Récemment récipiendaire de l’une des six bourses Grow Beyond de 4000$ offertes à de jeunes étudiants canadiens du domaine de l’agriculture, Nadia Clément entamera une formation de trois ans à compter du 31 aout prochain. Elle prendra alors la direction de Saint-Hyacinthe pour suivre les cours offerts dans le cadre du programme de Gestion et technologies d’entreprises agricoles (GTEA) offert par l’Université du Troisième Âge (UTA).

«Environ 60 à 70% des cours se dérouleront en ligne, mais quelques cours techniques auront lieu en personnes, en plus des laboratoires et des sessions qui auront lieu en garage.» Celle qui travaille sur la ferme à temps plein depuis la fin de ses études secondaires a hâte de commencer sa formation, afin de mieux pouvoir contribuer à la ferme à son retour. «J’aimerais diversifier les idées, prendre en charge la ferme».

Un potentiel innovateur

Quand on lui demande jusqu’à où remonte son amour pour l’agriculture, la question l’embête. «Jusqu’à toujours, je crois?» C’est que celle-ci baigne dans sa passion depuis qu’elle est au monde. «Quand j’étais bébé, je me faisais trainer partout sur un tracteur». Elle a néanmoins commencé à cumuler de l’expérience de façon plus significative vers l’âge de 14 ans, lorsqu’elle a commencé à toucher à des tâches diversifiées reliées au travail dans les champs, de bureau et même d’entretien des appareils.

Elle aime d’ailleurs cette diversification des tâches dans le monde de l’agriculture et le fait que l’horaire varie beaucoup de jour en jour, surtout depuis que l’entreprise agricole a recentré ses activités vers les grandes cultures, plutôt que sur la production laitière. «Chaque saison, chaque journée, c’est différent. Je ne suis pas quelqu’un qui aime toujours avoir le même horaire et faire les mêmes choses». Le caractère imprévisible de l’agriculture vient aussi la chercher. «Plusieurs choses peuvent nous prendre par surprise. Il y a beaucoup d’imprévus et de défis».

En plus d’être passionnée de l’agriculture, Nadia apprécie son travail sur la ferme familiale et le fait qu’elle puisse le partager avec ses sœurs. «C’est quand même assez rare des femmes agricultrices, et nous sommes trois sœurs qui aiment cela. La plus jeune est encore trop jeune pour savoir ce qu’elle veut faire dans la vie, mais les deux ainés, nous sommes très intéressées à travailler ici sur notre ferme».

Bien qu’elle aime le domaine de l’agriculture en soi, elle avoue posséder un intérêt particulier pour les nouvelles technologies. Plusieurs d’entre elles peuvent améliorer l’efficacité d’une ferme, mais aussi optimiser la façon dont la terre est exploitée, favorisant ainsi la préservation de la qualité de celle-ci, et c’est ce qu’elle trouve le plus intéressant chez les nouvelles technologies agricoles. À son grand plaisir, elle devrait en apprendre davantage au cours des trois prochaines années au sujet de ces technologies. «J’aime ça apprendre et il y aura toujours des affaires à apprendre dans ce domaine.»

Avec une passion débordante pour l’agriculture, un intérêt marqué pour les technologies et une ambition dirigée vers une agriculture plus durable, Nadia Clément pourrait bien contribuer dans le futur à une agriculture toujours plus saine et durable, qui nourrit la communauté tout en respectant sa terre. «C’est un travail essentiel, on ne peut pas s’en passer. J’aime faire une différence et je sens que je pourrai en faire une dans ce métier.»