le Mardi 17 mai 2022
le Jeudi 23 juillet 2020 18:51 Autres - Others

La pandémie, la responsabilité de tous

La COVID-19 fait plusieurs ravages humains ainsi qu’économiques partout dans le monde.  Tous les jours, nous en apprenons toujours un peu plus sur ce virus et ce que nous savons c’est qu’il ne faut pas le prendre à la légère.  La décision de fermer ou de rouvrir des régions, des commerces, des services ne repose pas sur une personne, mais sur des discussions entre experts des différentes régions et du gouvernement provincial.  Personne n’aime voir les entreprises fermer, des employés sans emplois; mais ces entreprises et la communauté veulent connaitre les directives claires des précautions à prendre pour garder tout le monde en santé  afin de ne pas retourner à la phase 1.

Plusieurs régions ont opté pour le port du masque à l’intérieur des établissements et là où toute distanciation de deux mètres n’est pas possible. Bien que la région de l’Est ontarien ne compte que peu de cas positifs, cette décision en est une de précaution. Plusieurs raisons motivent et justifient cette exigence. En voici quelques-unes:

Selon les statistiques démographiques de 2016, la région de l’Est ontarien (les Comtés unis de Prescott et Russell, la Ville de Cornwall et les Comtés unis de Stormont, Dundas et Glengarry) comptait 202,762 habitants. En date du 16 juillet, il y avait 22,557 tests de COVID-19 complétés.  Supposons que chaque test appartient à une personne différente, on peut possiblement conclure que 180,205 personnes demeurent non testées.  Sachant que des gens atteints de la COVID-19 peuvent être asymptomatiques et ne pas le savoir; le fait de se promener en communauté peut mener à une augmentation de cas positifs. Puisque nous sommes en phase 3, plus de commerces et services sont maintenant ouverts et dans certaines situations ou certains endroits, la distanciation sociale peut être plus difficile.

Nous ne vivons pas en vase clos et il existe un va-et-vient entre régions. Des gens de l’extérieur de la région de l’Est ontarien viennent dans notre région pour visiter ou pour faire des emplettes puisque nous comptons moins de cas positifs de COVID-19 et ils s’y sentent plus en sécurité. De même, nous allons vers les plus grands centres urbains pour des achats ou parce que certaines activités récréatives sont plus nombreuses et variées dans les autres régions (bars, cinéma, musées, centres d’achats…).

Effectivement, le port du masque peut être inconfortable et un inconvénient à notre routine quotidienne. Il déplait à plusieurs, et certains citent leur droit de décider de le porter ou pas, mais ne prennent pas en considération le droit des autres à ne pas être infecté. Si nous ne voulons pas retourner à la phase 1, nous devons prendre les précautions pour demeurer en santé tout en évitant de contaminer les autres.

En respectant les exigences, nous continuerons de progresser vers une ouverture totale et nous serons dans une meilleure position pour aider les gens qui sont isolés, les gens qui sont aux prises avec des problèmes de dépendance et des problèmes de santé mentale.  Un retour en phase 1 ne ferait que nous rendre tous plus vulnérables.

Nous avons tous besoin de soutien. Si vous voyez des gens de votre entourage qui éprouvent des difficultés quelconques, offrez-leur votre soutien en leur téléphonant, en les visitant ou en les aidant à communiquer avec des agences pouvant leur offrir des services ou une écoute accrue. Nous avons tous une part de responsabilité à jouer  pour  vaincre cette pandémie et briser l’isolement.

 

Sylvie Demers
Wendover