le Mardi 6 Décembre 2022
le Mercredi 8 juillet 2020 20:14 Autres - Others

Une nouvelle façon d’appeler à l’aide pour les femmes

La Citad’Elle de Lachute, qui dessert les femmes violentées et leurs enfants à travers divers programmes, dont de l’hébergement temporaire, a lancé un service de clavardage. Ce service est disponible tous les jours sur le nouveau site Web de l’organisme. — pĥoto tirée d'une banque d'Images
La Citad’Elle de Lachute, qui dessert les femmes violentées et leurs enfants à travers divers programmes, dont de l’hébergement temporaire, a lancé un service de clavardage. Ce service est disponible tous les jours sur le nouveau site Web de l’organisme.
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Depuis plus de 35 ans, la Citad’Elle de Lachute accueille et soutient les femmes et leurs enfants en situation de violence conjugale. En plus d’avoir modernisé son espace physique et virtuel, la Maison offre un nouveau service de clavardage.

La pandémie et le confinement qu’elle a entrainé ont eu des impacts dont l’ampleur demeure encore difficile à mesurer. C’est d’autant plus vrai pour les femmes et enfants victimes de violence conjugale.

Dans la foulée de son nouveau site Web, le www.citadellelachute.ca., la Citad’Elle de Lachute a lancé récemment un service de clavardage directement accessible sur le site, disponible tous les jours. Les personnes qui y appellent pourront discuter avec une intervenante qualifiée, gratuitement et dans la plus grande confidentialité. Rappelons que le la ligne d’aide téléphonique, au 450 562-7797, est ouverte 24 heures, sept jours par semaine, toute l’année.

 Selon l’organisme, bien que le numéro de téléphone de SOS Violence Conjugale et des organismes affiliés soient amplement diffusés et que la sensibilisation en lien avec les violences envers les femmes soit en constante croissance, certaines conservent des réticences et hésitent à passer à l’action pour obtenir de l’aide.

Le clavardage est non seulement un outil de plus, il est un moyen de plus en plus répandu de communiquer dans toutes les sphères de la vie en ligne, que ce soit pour le commerce, le service à la clientèle et comme on le voit, chez les organismes d’aide comme la Citad’Elle. C’est d’autant plus vrai chez les jeunes.

Qui plus est, une conversation vocale peut être facilement détectée par le conjoint violent. Si ce n’est par les paroles elles-mêmes, une conversation murmurée pourrait générer des soupçons chez lui. À l’inverse, lorsqu’on clavarde, le son des touches sur le clavier d’ordinateur ou de téléphone intelligent ne laisse pas présumer de quoi il s’agit.

La Citad’Elle espère que cette plateforme sera un outil supplémentaire pour inciter les personnes qui se sentent concernées par une situation de violence conjugale à agir et à tendre la main vers une ressource d’aide.

Écoutée, mais invisible

Le nouveau site Web de la Citad’elle comprend aussi deux boutons permettant de quitter rapidement le site et d’effacer les traces de son passage sur le site dans l’historique. Ces deux boutons suivent également la navigation, peu importe où l’utilisatrice se trouve sur le site.

Ces boutons sont de plus en plus communs sur les sites Web d’aide aux femmes et enfants victimes de violence conjugale ou familiale, mais il est toujours bon de le rappeler. Sous la tension et l’émotion, il est normal que les personnes cherchant de l’aide ne repèrent pas tous les détails sur un site web.