le Mardi 16 août 2022
le Mercredi 13 mai 2020 15:51 Autres - Others

Les agriculteurs s’adaptent à la nouvelle réalité

Les vaches qui paisent dans les champs sont l'un des symboles des racines profondes de Prescott-Russell en tant que région agricole. Les agriculteurs locaux apprennent à faire face à l'impact de la pandémie COVID-19 et espèrent que le gouvernement fédéral leur apportera l'aide dont ils ont besoin pour s'adapter à une nouvelle réalité dans le monde postpandémique. — photo Gregg Chamberlain
Les vaches qui paisent dans les champs sont l'un des symboles des racines profondes de Prescott-Russell en tant que région agricole. Les agriculteurs locaux apprennent à faire face à l'impact de la pandémie COVID-19 et espèrent que le gouvernement fédéral leur apportera l'aide dont ils ont besoin pour s'adapter à une nouvelle réalité dans le monde postpandémique.
photo Gregg Chamberlain
Les agriculteurs de Prescott-Russell apprennent à faire face à la nouvelle réalité de la pandémie COVID-19.

«Tout est nouveau ici», a déclaré Réjean Pommainville, un agriculteur de Limoges qui est également directeur du district 14 (Prescott-Russell et Stormont-Glengarry) pour la Fédération de l’agriculture de l’Ontario (FAO).

M. Pommainville est le porte-parole de la FAO pour les produits et l’élevage dans les quatre comtés. Bien qu’il soit également très occupé par ses récoltes de printemps, il consacre du temps à se tenir au courant des annonces des gouvernements fédéral et provincial sur les programmes d’aide destinés à soutenir le secteur agricole pendant la pandémie actuelle, et à rester en contact avec les membres de la FAO sur la façon, dont les répercussions de la pandémie sur leurs activités.

Des reportages récents selon lesquels certains abattoirs de l’Ouest canadien ou du Québec ont dû fermer ou limiter leurs activités en raison de cas de COVID-19 parmi leur personnel font planer le spectre de l’incertitude sur les éleveurs de bétail du pays. Certains ont même dû abattre du bétail.

Jusqu’à présent, M. Pommainville n’a pas entendu parler d’agriculteurs locaux qui ont dû abattre leur bétail. Mais il a noté que pour de nombreux agriculteurs, leur plus grand problème est le stress de ne pas savoir comment la pandémie affectera leurs moyens de subsistance.

«C’est une question complexe, a-t-il déclaré. Il y a eu quelques ajustements, mais il y a beaucoup d’inconnues. Le stress des agriculteurs est très, très élevé à cause des inconnues.»

Il a noté que les producteurs agricoles, qui peuvent dépendre de la main-d’œuvre migrante pendant les saisons de plantation et de récolte, peuvent avoir besoin de revoir leurs opérations. Si la main-d’œuvre migrante étrangère n’est pas disponible en raison de restrictions aux frontières fédérales, certains agriculteurs devront alors envisager d’acheter ou de louer davantage de machines pour planter et récolter leurs cultures, ou encore envisager de planter des cultures qui ne sont pas aussi intensives en main-d’œuvre.

M. Pommainville a salué la récente annonce par le gouvernement fédéral de programmes d’aide financière pour les agriculteurs, mais il a noté que le secteur agricole aura également besoin d’aide pour se réadapter une fois la pandémie terminée. Il a noté que l’industrie doit s’assurer qu’elle est flexible si une autre pandémie ou un autre type de crise mondiale devait se produire.

«Si le secteur agricole ne reçoit pas d’aide, a déclaré M. Pommainville, il y a toujours une possibilité de pénurie (alimentaire) ou de hausse des prix. Nous prenons le premier ministre au mot lorsqu’il dit que ce n’est qu’une première étape. Nous voulons nous assurer que la communauté agricole reste elle aussi en bonne santé.»