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le Mardi 28 avril 2020 19:32 Autres - Others

La députée Grondin pige dans sa caisse pour aider les organismes alimentaires

Après le doublement de son enveloppe discrétionnaire du Soutien à l’action bénévole, la députée provinciale Agnès Grondin a eu l’autorisation d’utiliser des fonds réservés aux frais de fonctionnement de son bureau afin d’aider les organismes alimentaires de la région, à la hauteur de 10 000 $. — photo André Farhat, archives
Après le doublement de son enveloppe discrétionnaire du Soutien à l’action bénévole, la députée provinciale Agnès Grondin a eu l’autorisation d’utiliser des fonds réservés aux frais de fonctionnement de son bureau afin d’aider les organismes alimentaires de la région, à la hauteur de 10 000 $.
photo André Farhat, archives
L’Assemblée nationale a autorisé les députés à verser des fonds habituellement réservés à ses frais de fonctionnement vers des organismes alimentaires qui en ont grandement besoin. La députée provinciale d’Argenteuil, Agnès Grondin en a tiré le maximum.

L’Assemblée nationale a autorisé les députés à verser des fonds habituellement réservés à ses frais de fonctionnement vers des organismes alimentaires qui en ont grandement besoin. La députée provinciale d’Argenteuil, Agnès Grondin en a tiré le maximum.

«On a garanti que l’ensemble de nos banques alimentaires en aurait», a expliqué Agnès Grondin, actuelle députée provinciale d’Argenteuil. La mesure exceptionnelle adoptée par l’Assemblée nationale, avec l’aval de tous les partis, permet aux députés d’utiliser leur budget de fonctionnement pour «l’achat de denrées alimentaires pour les communautés vulnérables de leur circonscription», précise le bureau de la députée.Mme Grondin n’a pas hésité à retirer le maximum admissible par cette mesure, soit 10 000$. Elle a converti cette somme en chèques-cadeaux qu’elle a distribuée à quatre organismes d’aide alimentaire de la circonscription, soit le Centre d’Entraide d’Argenteuil, le Centre d’entraide Saint-Colomban, le Garde-Manger des Pays-d’en-Haut et Bouffe laurentienne. Ces chèques-cadeaux sont échangeables chez des marchands d’alimentation locaux.

Pourquoi cette formule? «On voulait rendre la tâche plus simple aux banques alimentaires, explique la députée, c’est comme un compte ouvert chez les épiciers avec lesquelles elles font déjà affaire.»

Ce montant vient amputer le budget total du fonctionnement du bureau de la députée, qui compte quatre employées, incluant elle-même. «C’est un sacrifice, oui, mais c’est un sacrifice pour de bonnes raisons!», a défendu Mme Grondin, sourire aux lèvres.

Autant du côté de la députée que de la MRC d’Argenteuil, la sécurité alimentaire avait été identifiée très tôt comme l’enjeu prioritaire auquel s’attaquer. En entrevue avec notre journal il y a quelques semaines, Mme Grondin avait d’ailleurs insisté sur ce point. «Il faut d’abord répondre aux besoins vitaux, donc la nourriture, d’être bien et en sécurité.»

D’ailleurs, les diverses banques alimentaires de la région, comme partout, ont enregistré une hausse importante et brusque du nombre de familles et de personnes qui demandent des paniers.

Des opérations compliquées

La tâche des organismes alimentaires a été d’autant plus compliquée par les mesures de confinement adoptées en mars : les règles de distanciation sociale ont certes compliqué la logistique et la gestion des opérations, mais selon Michel Pilotte, du Café-Partage d’Argenteuil, «la majorité de nos bénévoles étaient âgées de 60 ans et plus.»

L’organisme poursuit ses activités avec un personnel réduit au minimum, et livre maintenant ses paniers et repas à prix modique, « On est rendus seulement cinq, et on travaille comme des fous!», conclut M. Pilotte.