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le Mercredi 11 mars 2020 17:03 Autres - Others

L’AEFO suspend les grèves!

L’AEFO a annoncé, le 6 mars dernier, à la surprise générale, la suspension des grèves du personnel enseignant français durant les semaines du 9 au 27 mars 2020, mais la phase trois de la grève du zèle se poursuit toujours. Photo de piquetage des enseignantes et enseignants, à Hawkesbury, le jeudi 5 mars — Photo Ayoub Jlila
L’AEFO a annoncé, le 6 mars dernier, à la surprise générale, la suspension des grèves du personnel enseignant français durant les semaines du 9 au 27 mars 2020, mais la phase trois de la grève du zèle se poursuit toujours. Photo de piquetage des enseignantes et enseignants, à Hawkesbury, le jeudi 5 mars
Photo Ayoub Jlila
L’AEFO annonce qu’il n’y aura pas de débrayage au cours des trois semaines à venir, un rebondissement surprenant dans ce bras de fer qui dure depuis des mois.  

Une annonce surprenante que vient d’annoncer l’Association des enseignantes et enseignants franco-ontariens (AEFO). C’est par le biais d’un communiqué, diffusé le 6 mars, que l’AEFO a annoncé sa décision de ne pas exercer son droit de débrayage durant les semaines du 9 au 27 mars 2020.

photo Ayoub Jlila

Cette décision ne signifie pas que l’AEFO baisse les bras devant les conseils scolaires et le ministre de l’Éducation. Au contraire, l’AEFO profitera de ce moment de répit pour explorer plus à fond ses options. Une séance de travail avec les 12 présidences d’unités représentant les membres du personnel enseignant et suppléant est prévue le 11 mars, afin de déterminer quels pourraient être les prochains mouvements de grève. Ces options seront présentées au CA dans un proche avenir», a expliqué le président de l’AEFO, Rémi Sabourin, par voie de communiqué.

Le syndicat, un des principaux meneurs du mouvement social contre le gouvernement, avait débrayé jusque-là à trois reprises, la première fois le 13 février, suivi d’une grève générale en compagnie des syndicats des enseignants anglophones et enfin, jeudi dernier. Le dernier débrayage est survenu malgré le recul du gouvernement sur deux questions principales.

En effet, le ministre de l’Éducation, Stephen Lecce, en a surpris plus d’un en annonçant, mardi dernier, à Queen’s Park, à Toronto, une marche arrière du gouvernement sur deux sujets épineux: la taille des classes ainsi que l’enseignement à distance. Le ministre avait annoncé que l’augmentation de la taille des classes des élèves du secondaire passerait à 23 élèves en moyenne pour l’année scolaire 2020-2021. C’est un élève de plus par classe par rapport à l’année en cours. En ce qui concerne les cours en ligne, les parents ont à choisir si leur enfant suivra ou non des cours en ligne. Ces cours en ligne ne seraient donc pas requis pour obtenir un diplôme.

D’autre part, le ministre a déclaré qu’aucune concession ne sera faite en ce qui concerne le salaire et les avantages sociaux des enseignants. L’AEFO, via son président Rémi Sabourin, a rejeté les propositions du ministre, en déclarant que les négociations ne devraient pas être en public, mais autour de la table des négociations.

L’association, qui compte 12 000 enseignantes et enseignants francophones, poursuivra les rondes de négociations avec le gouvernement pour trouver une sortie de cette crise qui secoue l’enseignement en Ontario.

«Les prochaines dates de négociations entre l’AEFO, le gouvernement et le Conseil des associations d’employeurs (CAE) sont prévues les 10 et 11 mars 2020», peut-on lire dans le communiqué. Cependant l’AEFO annonce que la phase trois de la grève du zèle se poursuit toujours.