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le Jeudi 27 février 2020 1:17 Autres - Others

Enfouissement, odeurs et projet de développement

Le centre de traitement des déchets de l’est de l’Ontario va connaitre de l’expansion dans les années à venir, afin de réduire les émissions d’odeurs qui affectent une grande partie des citoyens de Casselman et de Moose Creek — photo Ayoub Jlila
Le centre de traitement des déchets de l’est de l’Ontario va connaitre de l’expansion dans les années à venir, afin de réduire les émissions d’odeurs qui affectent une grande partie des citoyens de Casselman et de Moose Creek
photo Ayoub Jlila
«Le développement du site d’enfouissement s’inscrit dans la démarche de poursuite de nos opérations. Il a pour but de servir les citoyens et aussi de pallier la problématique des odeurs.»

Depuis quelques années les citoyens de plusieurs collectivités, dont Casselman, St-Isidore et Moose Creek, vivent un vrai calvaire olfactif. La raison : une odeur nauséabonde qui s’invite dans l’air et rend la vie difficile aux citoyens de cette région.

 Le centre de traitement des déchets de l’est de l’Ontario (EOWHF), propriété de la société GFL Environmental Inc, est la principale cause de ces odeurs. Ce site, situé dans le canton de North Stormont, à environ cinq kilomètres au nord–ouest du village de Moose Creek, et à cinq kilomètres à l’est de Casselman, subira un développement afin de réduire les émissions d’odeurs dans l’air. «Ce processus représente la poursuite de nos opérations. Dans le fond, c’est la continuité de notre travail, avec le même tonnage annuel, il n’y aura pas d’augmentation de trafic. Ce développement c’est pour continuer à servir notre clientèle aujourd‘hui», a expliqué Daniel Brien, vice-président, conformité environnementale et opérations d’enfouissement pour GLF.

Le futur site sera situé sur des terrains détenus par GFL et s’étendra sur une superficie de 233 hectares. En ce qui concerne l’investissement total, Daniel Brien indique qu’il est difficile à ce moment-ci de déterminer avec précision les investissements nécessaires.

«Nous ne connaissons pas les conditions d’opération qui seront imposées. Au minimum, des investissements de plus de 100 millions de dollars seront nécessaires», a ajouté Daniel Brien. Même son de cloche pour la date de l’achèvement du projet, M. Brien assure qu’il ne peut pas se prononcer sur une date puisque le processus de validation passe par le conseil des ministres.

Des odeurs qui s’empirent

«Les odeurs sont de pis en pis. Elles sont difficilement supportables l’été», a expliqué une mère de famille qui habite dans le territoire de La Nation à un kilomètre du site. Un autre résident se dit très dérangé par les odeurs qui selon lui deviennent fréquentes comparativement aux années précédentes. Karl Fortin, un père de famille qui habite à une centaine de mètres du site, explique que les odeurs sont plus persistantes pendant la saison chaude, mais il ne les trouve pas alarmants.

Quelle solution pour les odeurs?

L’EOWHF, qui dessert plus de 500 municipalités, était voué à pallier cette problématique. L’entreprise utilise des puits, forés à l’intérieur des masses de déchets, qui permettent au gaz de migrer plus facilement. L’accumulation du gaz sert ensuite à produire de l’électricité. C’est le manque du nombre de puits qui a produit ces odeurs.

«L’entreprise a investi cette année plus de 3,8 millions de dollars dans le site pour le captage de gaz et on fait d’autres travaux pour minimiser et réduire les occurrences d’odeurs. Cette année nous sommes en train de rajouter 36 nouveaux puits d’extraction et un nouveau système de vacuum plus performant pour s’assurer d’aspirer le plus de gaz possible, qui sera transformé en électricité», a indiqué Daniel Brien.

 Cependant, sur la question de l’impact de ces odeurs sur la santé des citoyens des municipalités avoisinantes, Daniel Brien, le vice-président, conformité environnementale et opérations d’enfouissement pour GLF, a expliqué que le problème reste lié au désagrément sans atteindre la santé publique.