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le Mercredi 26 février 2020 18:24 Autres - Others

Une journée de débrayage sans précédent depuis 1997

L’AEFO et les autres syndicats ont aussi organisé plusieurs manifestations devant 5000 établissements de l’Ontario. Plusieurs enseignants, enseignantes se sont rassemblés à plusieurs endroits, dans Prescott-Russell. Ici un rassemblement prés de l'école Catholique Sain Viateur à Limoges. — photo de la page facebook de l'AEFO
L’AEFO et les autres syndicats ont aussi organisé plusieurs manifestations devant 5000 établissements de l’Ontario. Plusieurs enseignants, enseignantes se sont rassemblés à plusieurs endroits, dans Prescott-Russell. Ici un rassemblement prés de l'école Catholique Sain Viateur à Limoges.
photo de la page facebook de l'AEFO
Une grève historique a touché 200 000 enseignantes et enseignants et travailleuses et travailleurs en éducation, œuvrant dans près de 5000 écoles réparties entre 72 conseils scolaires et 2 millions d’élèves en Ontario, une première depuis 1997.

Ils étaient des milliers d’enseignants, enseignantes, travailleurs et travailleuses en éducation dans les rues de l’Ontario, pour crier leur colère et leur opposition à la politique du gouvernement de l’Ontario.

 Le bras de fer entre le gouvernement Ford et les syndicats a pris un nouveau tournant le vendredi 21 février. Plusieurs syndicats ont décidé un débrayage général qui a touché toutes les écoles de l’Ontario, particulièrement les écoles de l’est de l’Ontario qui ont massivement participé à cette journée.

Après l’échec des négociations entamées mercredi et jeudi derniers avec le gouvernement Ford, l’Association des enseignantes et des enseignants francophones de l’est de l’Ontario, accompagnée par la Fédération des enseignantes et des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario (FEEO/ETFO), la Fédération des enseignantes et enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (FEESO) et l’Ontario English Catholic Teachers’ Association (OECTA), ont décidé de faire une grève générale qui a paralysé l’enseignement public dans la province. C’est en tout deux-millions d’élèves qui ont été forcés à une journée de congé.

photo fournie Radio Canada

Depuis la mi-janvier, l’AEFO avait lancé une grève du zèle qui est passée depuis à la phase trois, qui consiste en une journée complète de débrayage chaque semaine si le gouvernement Ford ne trouve pas une solution rapide aux revendications des enseignantes, des enseignants et des travailleuses et travailleurs en éducation. «Cette grève peut se transformer en une grève générale», a affirmé le président de l’AEFO Rémi Sabourin.

De son côté le ministre de l’Éducation Stephen Lecce avait déclaré, à l’assemblée législative, que ce mouvement de grève prend en otage les élèves qui sont les seules victimes de cette journée de débrayage. Il avait demandé au syndicat de retourner à la table de négociation.

Jusqu’à ce jour, rien n’indique que la crise trouvera un dénouement rapide. Au contraire, à la suite du succès de la grève du vendredi 21 février, l’AEFO avait préparé un nouveau mouvement pour le jeudi 27 février, mais qui a été annulée en raison des intempéries.

photo Gregg Chamberlain

« Depuis l’annulation, vous vous êtes exprimés sur les réseaux sociaux. Je comprends vos questionnements et pour certains, votre déception quant à l’annulation de la journée de débrayage du 27 février. La décision de l’AEFO a été prise en consultation avec des dirigeantes locales et des dirigeants locaux. La seule raison qui a motivé cette décision » indique Rémi Sabourin sur sa page Facebook. M.Sabourin explique que l’accumulation de neige et de glace peut miner la sécurité sur les lignes de piquetage, à cause de l’espace restreint pour circuler durant la journée,  des trottoirs glacés qui ne sont pas déneigés ou des véhicules d’entretien qui essaient de déblayer les trottoirs lorsqu’il y a un groupe de personnes. « L’AEFO est responsable de votre sécurité si vous vous blessez sur les lignes de piquetage » ajoute M.Sabourin