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le Mercredi 26 février 2020 19:23 Autres - Others

Amanda Simard demande des comptes au ministre de l’Éducation

Un débat politique a eu lieu mardi dernier entre la députée de Glengarry-Prescott-Russell, Amanda Simard (à droite), et le ministre de l’Éducation de l’Ontario, Stephen Lecce, à Queen's Park, sur les coupes budgétaires du gouvernement qui affectent l’éducation dans la province, rappellent le dénouement difficile de la question des revendications syndicales — photos tirées du site Web de Queen's Park
Un débat politique a eu lieu mardi dernier entre la députée de Glengarry-Prescott-Russell, Amanda Simard (à droite), et le ministre de l’Éducation de l’Ontario, Stephen Lecce, à Queen's Park, sur les coupes budgétaires du gouvernement qui affectent l’éducation dans la province, rappellent le dénouement difficile de la question des revendications syndicales
photos tirées du site Web de Queen's Park
«On ne peut pas compromettre l’éducation de nos jeunes pour des petites économies ici et là. L’éducation est un investissement à long terme. Nous, on le reconnait. Il serait temps que le gouvernement commence à le reconnaitre», affirmait Amanda Simard sur son compte Twitter.

La députée de Glengarry-Prescott-Russell, désormais au rang des libéraux, s’est exprimée mardi dernier, lors de la rentrée parlementaire de l’assemblée législative de l’Ontario, pour dénoncer les coupes budgétaires du gouvernement Ford qui affectent le système d’éducation dans la province. La députée a énuméré une série de problèmes et de revendications soulevés par les enseignants et les parents d’élèves sur l’éducation francophone, tout en demandant des réponses au ministre de l’Éducation Stephen Lecce.

 «Les préoccupations des enseignants sont les mêmes que celles des parents, des élèves et des Ontariens, sont l’apprentissage en ligne obligatoire, la taille des classes et l’appui aux élèves à besoins particuliers. Les mesures du gouvernement ont un effet dévastateur sur les élèves francophones», a souligné Amanda Simard en s’adressant au ministre de l’Éducation. «Est-ce que le ministre va faire la bonne chose et annuler les coupes budgétaires irresponsables et dévastatrices, pour qu’on puisse finalement conclure une entente et assurer le maintien de la qualité de l’éducation?», a ajouté Amanda Simard.

De son côté, le ministre de l’Éducation, Stephen Lecce, s’est défendu en assurant que le gouvernement actuel cherche un accord volontaire avec les enseignants et que sa priorité est d’investir dans le système éducatif. «Sous ce gouvernement, on investit dans l’éducation et la preuve, nous avons plus de dépenses par élève», a expliqué le ministre. Concernant l’éducation francophone, Stephen Lecce a déclaré: «Notre désir est de défendre l’éducation francophone et de l’améliorer en Ontario. Les victimes de ce débat sont les élèves qui devraient être en classe. Je demande aux syndicats de négocier avec le gouvernement pour que les élèves puissent retourner en classe.»

La journée de grève générale du 21 février a touché prés de 200 000 enseignants, des travailleuses et travailleurs en éducation de l’Ontario, ainsi que de 2 millions élèves