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le Mercredi 5 février 2020 20:22 Autres - Others

Raconter l’est ontarien, riche en histoires

Le recueil de nouvelles et poésie Raconter l’Est ontarien rassemble 41 auteurs autour de divers points de vue des Franco-Ontariens de la région — photo André Farhat
Le recueil de nouvelles et poésie Raconter l’Est ontarien rassemble 41 auteurs autour de divers points de vue des Franco-Ontariens de la région
photo André Farhat
Les Éditions David ont réussi un véritable tour de force en réunissant 41 auteurs dans un ouvrage littéraire, Raconter l’Est ontarien, riche en histoires et perspectives liées à cette région plus grande que l’Île-du-Prince-Édouard. Retour sur le lancement qui avait lieu à Alfred.

Le recueil Raconter l’Est ontarien s’inscrit dans la continuité des concours d’écriture pour adultes des Éditions David, amorcé en 2014 avec la série Écrire pour se raconter et Racontez-nous Vanier. En faisant appel à des gens de tous horizons, l’éditeur franco-ontarien a voulu offrir une mosaïque de points de vue et de bribes de la vie dans le grand territoire de l’Est ontarien. Et l’appel a été reçu, comme en a témoigné la réponse à l’invitation pour le lancement.

«On a eu près de 120 confirmations de présence, mais près de 200 personnes sont venues», s’est exclamée Véronique Sylvain, des Éditions David. Les auteurs et leurs proches, les membres du comité de sélection, des auteurs-formateurs, lecteurs et d’autres amants de la culture s’étaient rassemblés au restaurant Le Chardo, à Alfred, une véritable institution dans la région, qui a même accueilli la coupe Stanley.

Pour plusieurs, il s’agissait d’une première publication en fiction, mais pas dans l’écriture. À travers sa chronique, Gilles Poirier, enseignant et orthopédagogue à la retraite, décrit l’endroit où il a grandi –une ferme à Glen Robertson, dans des conditions modestes – au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Il nous invite, par son récit, à voir les changements qui ont marqué l’évolution du territoire entre cette époque et aujourd’hui. «J’en ai beaucoup d’autres d’accumulées!», a-t-il avoué, en référence à son amour de l’écriture et de l’histoire.

Son fils, Vincent Poirier, membre fondateur du groupe d’humour Improtéine, était évidemment très fier. «Depuis longtemps, je l’achalais pour qu’il écrive ses histoires, a-t-il raconté. C’est bien que ça ne se perde pas.»

Diversité de sources

Mais Raconter l’Est ontarien n’est pas tourné que vers le passé et ses racines. Laurence Pechadre est arrivée de sa Bretagne natale en 2018 et transpose, dans sa nouvelle épistolaire fictive, mais basée sur de réelles lettres échangées avec des proches, sa découverte de la région.

«Il y a tellement de culture, on découvre partout des pages d’histoire», a-t-elle dit avec enthousiasme. Éric Mathieu, qui demeure à Valleyfield, raconte un passé semblable à celui de ses aïeux, natifs d’Embrun.

Formation et sélection

Lors du processus de publication, les participants ont pu prendre part à des ateliers d’écriture donnés par des auteurs publiés, comme David Ménard, lauréat du prix de poésie Trillium en 2016, pour Neuvaines (Éd. L’Interligne). «C’est la première fois que je donnais un atelier du genre, et j’ai beaucoup aimé l’expérience», a dit le jeune auteur de 35 ans.

Le comité de sélection des œuvres choisies était composé du poète Éric Charlebois, des écrivains Jean-Claude Larocque et Denis Sauvé, et de Pierre Labelle, enseignant à la retraite.