«On n’a pas beaucoup de bébés, et on en aurait bien besoin!», a déclaré spontanément Paula Assaly, suscitant les rires dans le restaurant Tim Hortons où s’étaient rassemblées une trentaine de personnes. Cette phrase résume un des enjeux criants de la francophonie est-ontarienne, sa population déclinante et la nécessité de l’immigration pour y remédier.
Ces rendez-vous matinaux, organisés avec le Réseau de soutien à l’immigration francophone de l’est de l’Ontario (RSIFEO), ont pour but de partager de l’information, mais aussi des perspectives et expériences diverses sur la situation des personnes de langue française dans la région.
L’importance des services
Après la Semaine nationale de l’immigration et les clubs sociaux, le thème était cette fois-ci les services. Plusieurs intervenants du milieu étaient sur place, dont Isabelle Péladeau, agente de projet en transport aux Comtés unis de Prescott et Russell, Joëlle Marleau, directrice de l’école Nouvel Horizon, et Brigitte Duguay, coordonnatrice au RSIFEO.
Un plan bien reçu
«Il y aura 1,3 million de dollars de disponibles », a déclaré Paula Assaly. Cette enveloppe est assujettie au plan d’action de communauté francophone accueillante, dressé par la Ville. La mairesse a affirmé que «le plan d’action vise à bien accueillir, intégrer et retenir les immigrants (francophones) à Hawkesbury», ajoutant que ces fonds seront réservés «à des projets qui touchent le plan.»
Elle a précisé que même les organismes n’ayant pas pignon sur rue à Hawkesbury y auront accès, «tant et aussi longtemps que l’initiative est pour Hawkesbury même». Brigitte Duguay a ajouté que le Plan a été très bien accueilli par le gouvernement fédéral, «Les grandes lignes du plan plaisent à l’IRCC (Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada).»

Horizons divers, cause commune
Une vingtaine de citoyens engagés ont aussi répondu à l’invitation, comme Daniel Sarrazin, double transplanté du cœur et des reins. Ce bénévole avec les Hawks de Hawkesbury et au centre culturel Le Chenail, «rêve qu’on ait un jour notre propre festival de la Francophonie.»
Cette rencontre a aussi attiré des gens d’affaires, comme Benoît Perreault, agent immobilier qui voit en Hawkesbury «un beau potentiel d’expansion», et Odette Legault, des Serres Legault. Selon elle, il est très important «d’accueillir nos arrivants de la bonne manière. On a engagé un nouvel arrivant l’an dernier et on en est très fier!»
Les deux heures qu’a duré ce déjeuner du maire n’auraient pu suffire à couvrir l’ensemble des enjeux. Toutefois, la volonté d’avoir une communauté francophone forte et croissante semble bien présente, tant chez les organisations sociales et politiques que chez les citoyens.
«C’est à nous de leur tendre la main et de les accueillir!», a conclu la mairesse Paula Assaly.