le Jeudi 11 août 2022
le Jeudi 16 janvier 2020 15:26 Autres - Others

TriCycle ferme pour quelque temps

  —photo Frédéric Hountondji
—photo Frédéric Hountondji
L’atelier-boutique TriCycle, à Lachute, ferme après 10 ans.

«La décision de fermer n’a pas été facile à prendre, a concédé Catherine Bossé, la directrice. On terminait notre bail en janvier. Comme le marché change beaucoup, parce que les gens vont beaucoup sur Internet pour acheter en ligne, et que ça nous atteint, on s’est dit que c’était peut-être le temps pour nous de prendre une pause,  de bien réfléchir à ce qu’on veut faire et comment le faire.»

Mme Bossé ne veut donc pas parler d’une fermeture définitive. Elle espère que l’entreprise pourra renaitre de ses cendres, mais ne veut toutefois pas donner de date pour une prochaine réouverture.

 «Peut-être que d’ici quelque temps, on repartira s’il y a un local intéressant sur la rue Principale, a-t-elle mentionné. On n’a pas fermé la compagnie, on ne ferme pas la porte, on voulait prendre un peu de recul. On ne sait pas combien de temps durera la pause. Pour le moment tout reste en place pour TriCycle. On va essayer de vendre également en ligne. On va explorer cette voie- là.»

Organisme de réinsertion sociale

L’atelier-boutique TriCycle a été fondé par Marie-Josée Clermont et Catherine Bossé. Il offrait surtout une collection pour femmes comme des vêtements, sacs à main, chapeaux, tuques, foulards, bijoux et aussi un service de retouche.

 «Chez TriCycle, on trie, on recycle et les choses ont ainsi un troisième cycle. On récupère, on réutilise et on réinvente. Essentiellement, ce sont des gens qui nous apportaient des dons de tissus, mais on ne revendait jamais les choses telles quelles. On faisait toujours de nouvelles créations. »

TriCycle est un organisme à but non lucratif. Il s’agit d’un organisme de réinsertion sociale où des gens en situation socio- économique précaire pouvaient venir travailler.

« C’était un lieu de passage entre le bienêtre social et un travail permanent, a expliqué Mme Bossé. Les gens venaient ici pour une période de six mois. Pendant six mois, on leur montrait à coudre et après, à faire toutes sortes de créations. Avant la fin des six mois, il y avait des démarches pour savoir s’ils voulaient retourner aux études ou trouver un autre travail. Nous on les aidait avec ça. En 10 ans, on a reçu une quinzaine de personnes. »