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le Mercredi 20 novembre 2019 16:00 Autres - Others

Molson souhaite voir plus de femmes en affaires

Andrew Molson — photo Annie Lafortune
Andrew Molson
photo Annie Lafortune
Pour le conférencier et homme d’affaires bien connu, Andrew Molson, la position des femmes dans les conseils d’administration et les postes de haute gestion est une priorité. Le conférencier désire qu’il y ait plus de femmes pour une diversité de capacité d’analyse autour d’un conseil. « C’est une valeur ajoutée pour une entreprise d’inclure plus de femmes. Il y a encore beaucoup de travail à faire. 

Le conférencier Andrew Molson était l’invité d’honneur, le 8 novembre dernier, au Centre sportif J.R. Brisson à Casselman, où plus de 180 convives ont répondu à l’invitation de la Chambre de commerce de Prescott-Russell.

Installé sur une estrade dans un décor de salon privé, M. Molson était entouré de Danika Bourgeois Desnoyers et Bob Rioux, directeur général de Cogeco Média, assurant le rôle d’interviewers. Il s’est livré bien humblement sur sa famille, fondatrice de la brasserie Molson, l’une des plus anciennes entreprises canadiennes (la deuxième après la Compagnie de la Baie d’Hudson).

Fondée en 1786 par John Molson, immigrant anglais arrivé au Québec en 1782, la brasserie Molson est devenue un véritable empire au fil du temps. Aujourd’hui, c’est l’un des cinq plus grands brasseurs au monde et le plus important brasseur au Canada. « Nous sommes principalement dans le hockey, la bière et les relations publiques », a avoué Andrew Molson.

S’exprimant parfaitement dans la langue de Molière, Andrew Molson a raconté que le père et la mère des garçons Molson avaient toujours tenu à ce que leurs enfants fréquentent l’école française. « C’était très important pour mes parents. Ils avaient été intrigués par une recherche d’un grand chercheur américain qui parlait des effets positifs du bilinguisme sur le cerveau. Mes parents trouvaient cela très intéressant », s’est-il souvenu. Andrew Molson, né en 1967, a par la suite décidé de continuer ses études supérieures en français.

Coprésident de la campagne de Centraide du grand Montréal, on lui a demandé quelle était la place de l’entraide en affaires. Ce à quoi M. Molson a répondu qu’en collaborant et en essayant de briser des silos c’est ainsi qu’on peut croitre. « Il faut être respectueux avec la compétition. Il n’y a rien de mieux pour une entreprise que d’avoir un très bon compétiteur, ça rend tout le monde meilleur », a-t-il soutenu. Il a poursuivi en donnant un conseil aux entrepreneurs : « Écoutez, souvent on est pris avec nos affaires et on arrête d’écouter. Il faut garder les oreilles ouvertes et regarder ce qui se passe autour, même si ça n’a rien à faire avec le business, ça a à faire avec la business. »

Andrew Molson a commencé à faire du bénévolat dans les années 1990, et c’était avec le Musée Pointe-à-Callière. Il y est entré comme membre du conseil d’administration. « Je ne disais pas grand-chose, j’écoutais simplement. » Aujourd’hui, M. Molson est président du conseil d’administration du Musée, mais aussi de la Fondation Molson et de la Fondation de l’Hôpital général de Montréal, en plus d’être l’un des propriétaires des Canadiens de Montréal.

Quand il choisit de s’impliquer bénévolement, il veut s’amuser, être avec des gens avec lesquels il peut échanger. « Quand tu décides de te lancer dans un projet, j’aime que la ou le directeur général soit à ses affaires, que ça ne soit pas éparpillé », a-t-il expliqué. Il a également été question du transfert de l’entreprise au cours de la soirée. Andrew Molson a souligné qu’avec ses frères Geoffrey et Justin, ils sont la septième génération au sein de l’entreprise familiale Molson. « On ne voit pas cela souvent une septième génération. »

Pour terminer, les trois plus grands conseils que M. Molson a donnés aux entrepreneurs sont l’écoute, la compréhension et le sens de l’humour, être capable de rire de soi-même.