le Jeudi 11 août 2022
le Vendredi 8 novembre 2019 19:43 Autres - Others

Céline Landry : l’artiste de l’exubérance

Elles (œuvres) sont souvent très exubérantes, mais en même temps ça cache une certaine timidité, une certaine pudeur, dévoile l’artiste », a avoué Céline Landry.  — photo Frédéric Hountondji
Elles (œuvres) sont souvent très exubérantes, mais en même temps ça cache une certaine timidité, une certaine pudeur, dévoile l’artiste », a avoué Céline Landry.
photo Frédéric Hountondji
L’artiste Céline Landry donne libre cours à l’exubérance au travers d’une exposition intitulée Nature révélée, qui dure jusqu’au 21 novembre à la Maison de la Culture de Lachute.

Quatorze œuvres fort imposantes de la sculptrice de Saint-Jérôme séduisent les Lachutois depuis le 3 novembre. Une orchidée dans toute son exubérance dans la forêt, une corneille blanche, la guerrière aux pieds nus, un monumental escargot… sont quelques-unes des sculptures exposées. Pour la plupart, elles ont été réalisées par l’artiste durant les cinq dernières années.

photo Frédéric Hountondji
photo Frédéric Hountondji

L’escargot semble la vedette de l’exposition. « L’escargot est un animal que j’aime beaucoup, a avoué Mme Landry. Cette œuvre m’a pris au moins une centaine d’heures. Je l’ai faite avec de l’argile et tout y est démontable, car je travaille beaucoup par élément. Avant de faire une œuvre, j’ai tout l’ensemble dans ma tête, je travaille par élément, je fais le montage. Ensuite je donne les couleurs que je souhaite, les couleurs que j’aime rendre vibrantes. »

Féminité

Si l’artiste présente la nature dans toutes ses dimensions, il n’en demeure pas moins qu’elle explore surtout le thème de la féminité. Ses sculptures sont le fruit d’un savant amalgame entre la nature, l’homme et l’animal. Devant une des pièces qui ferait penser à un ensemble de sirènes, elle décode : « C’est le thème des femmes qui protègent la vie qui pousse et ça a toujours un côté un peu cyclique, a-t-elle expliqué. C’est en même temps végétal, animal, humain, il y a une espèce d’amalgame. On pourrait parler de sirènes comme des racines aussi. C’est mouvant, c’est la vie dans toutes ses formes avec son côté exubérant, avec des racines qui émergent et qui sont vivantes. Il y a aussi ce thème de la vie qui est fragile, mais est toujours résiliente. »

Céline Landry a une formation en art. Elle faisait, au début, surtout du dessin et de la peinture, avant de revenir à la sculpture et de redécouvrir l’argile. L’exubérance de ses œuvres représente sa marque de fabrique et en dit plus sur elle. « Elles (œuvres) sont souvent très exubérantes, mais en même temps ça cache une certaine timidité, une certaine pudeur, dévoile l’artiste. C’est ma façon à moi d’être bien pudique, pour montrer cette espèce de pudeur que j’ai en moi. Ça permet en même temps aux gens d’y voir leur histoire, de voir le sens qu’ils voudraient bien donner à ça. Tout est sujet à interprétation. »