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le Jeudi 31 octobre 2019 17:17 Autres - Others

Une Lachutoise au championnat mondial de karaté

Emma Poulin avec sa mère Mélissa Allaire et son père Dominic Poulin.  — photo Frédéric Hountondji
Emma Poulin avec sa mère Mélissa Allaire et son père Dominic Poulin.
photo Frédéric Hountondji
À 11 ans, la Lachutoise Emma Poulin prendra part au championnat mondial de karaté à Niagara Falls aux États-Unis, auréolée de médailles et de trophées.

Elle a commencé le karaté à sept ans et, seulement trois ans après, elle ploie déjà sous le poids d’une tonne de médailles ! Après à peine un mois dans cet art martial, elle décrochait sa première médaille d’or et sa ceinture blanche durant les mini-compétitions entre Lachute et Sainte-Agathe. Comme aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années, Emma présente aujourd’hui ses distinctions en ces termes : « Elles (médailles) se trouvent dans un gros sac difficile à soulever. Il y en a une centaine », a-t-elle reconnu avec un calme olympien.

photo Frédéric Hountondji

Elle est souriante, sereine, confiante, enjouée et n’a pas l’air de quelqu’un qui se présentera dans quelques jours, sinon dans quelques heures, à une grande compétition internationale qui s’amorce ce 2 novembre. « J’y vais pour gagner, pour ramener le trophée de la première place afin d’avoir un autre trophée dans ma collection », a juré la sportive, qui va évoluer dans la catégorie des 10 ans et moins, parce qu’elle avait 10 ans le 1er janvier. Elle a appris à pratiquer ce sport au Karaté Sunfuki à Lachute avant de continuer au Sunfuki de Sainte-Rose à Laval.

Emma, aujourd’hui ceinture brune noire, fait la fierté de ses parents qui suivent attentivement son parcours et mettent tout en œuvre pour qu’elle aille le plus loin possible dans le karaté. « Depuis trois ans, elle n’est jamais sortie d’une compétition sans médailles », a fait valoir sa mère Mélissa Allaire. Tous ceux qui ont gagné une médaille d’or dans une compétition au karaté, on les met ensemble. Là ils refont leur kata, on choisit un grand gagnant et on appelle ça les grands champions. Ça, elle en a gagné trois dans sa catégorie des 11-17 ans. »

Deux catégories

Elle a déjà pris part aux championnats québécois et canadien de karaté, au cours desquels elle a toujours fait partie des meilleurs. Elle aime le karaté d’autodéfense, mais sa spécialité est le kata extrême, qui lui permet de faire des mouvements spectaculaires, des pirouettes avec des armes en forme de faucille appelées Kama. À Niagara Falls, Emma évoluera avec ses armes, mais également sans ces dernières.

« Au championnat canadien, ils prenaient les quatre premiers et elle a fini quatrième avec ses Kama, a raconté Mme Allaire. Elle a fini cinquième dans l’épreuve sans arme, c’est-à-dire à main nue. Automatiquement elle s’en allait au Championnat du monde avec ses Kama, mais ils nous ont rappelés pour nous demander si on voulait qu’elle y aille à la main nue aussi. Donc elle fait deux catégories, celle de la main nue et celle armée avec ses Kama. Ça lui fait deux catégories au Championnat du monde. »

Emma qui brille aujourd’hui dans le firmament du karaté n’a pas commencé par ce sport. Elle en avait connu bien d’autres dans lesquels elle avait excellé avant d’atterrir dans le dojo de l’art martial. « On l’a inscrite à la danse, ils nous ont demandé si elle pouvait faire de la compétition, elle était bonne et elle a fait de la compétition, a relaté sa mère. On l’a inscrite à la nage synchronisée avec Sylvie Fréchette à Saint-Jérôme, elle est petite et très bonne. Après ça on l’a inscrite au plongeon à Blainville, ils ont vu qu’elle était bonne et nous ont demandé si elle pouvait faire du plongeon de compétition et on a dit OK. Mais on ne s’est pas rendu à la première compétition parce qu’elle était tellement petite. Après ça on a arrêté parce que c’était loin. »

C’est chez Dimension Danse à Lachute que la trajectoire pour le karaté s’est dessinée chez celle qui se présente aujourd’hui au championnat mondial. « Après, elle a fait de la danse chez Dimension Danse et elle est allée à deux compétitions à Gatineau. C’est là qu’une amie (Charlotte) lui a dit : veux-tu essayer le karaté ? » Le conseil de l’amie a porté fruit et Emma est en voie d’être une figure marquante du karaté dans sa catégorie. « On est bien fier d’elle et j’espère qu’elle va aller loin dans le karaté, monter de catégorie et peut-être un jour l’enseigner », a souhaité Dominic Poulin, le père de la jeune karatéka, élève à l’école Saint-Julien à Lachute.