le Jeudi 8 Décembre 2022
le Mercredi 28 septembre 2022 17:11 Le Carillon (Hawkesbury)

Le ministre Lecce veut en faire plus pour protéger les minorités linguistiques

Le ministre de l’Éducation Stephen Lecce inaugure officiellement les nouveaux locaux de l’école élémentaire Nouvel-Horizon.  — photo Antoine Messier
Le ministre de l’Éducation Stephen Lecce inaugure officiellement les nouveaux locaux de l’école élémentaire Nouvel-Horizon.
photo Antoine Messier
« Je me rends compte que nous devons faire davantage pour protéger les minorités dans la province, notamment les minorités linguistiques, et faire en sorte que la langue soit là pour les générations à venir », a affirmé le ministre de l’Éducation Stephen Lecce, lors de l’inauguration du nouveau pavillon de l’école élémentaire Nouvel-Horizon.

« Comment protéger la langue française? se questionne le ministre Lecce. Le premier principe est d’augmenter le financement de la langue française, qui est aujourd’hui au plus haut niveau en ce qui concerne spécifiquement l’enseignement du français. Il y a une baisse de la population générale mais une augmentation du nombre d’élèves entrant dans les écoles françaises, a déclaré le ministre Lecce. »

Bien que le nombre de francophones en Ontario augmente, le pourcentage de francophones en Ontario baisse et le nombre de personnes qui parlent majoritairement le français à la maison en Ontario a baissé de 277 045 en 2016 à 254 870 en 2021, ce qui marque une diminution de 8%. D’après le rapport sur les langues publié en août 2022 par Statistiques Canada, « cette diminution s’explique par une combinaison de facteurs, notamment une population en moyenne plus âgée, la transmission incomplète du français d’une génération à la suivante et les transferts linguistiques », c’est-à-dire lorsqu’une personne parle une autre langue que sa langue maternelle à la maison.

D’après M. Pierre-Étienne Daigneault, président de l’Association canadienne-française de l’Ontario de Prescott-Russell, le système éducatif en Ontario est partiellement fautif pour ce déclin car le curriculum n’est pas assez rigoureux et les exigences sont trop légères. « Aujourd’hui, ton diplôme c’est un diplôme Cracker Jack. Ça prend des avocats, ça prend des notaires, ça prend des journalistes. Comment est-ce que tu formes des gens qui sont habiles avec la langue quand tu pompes des analphabètes? »

Les francophones peuvent compter sur l’ouverture de l’Université de l’Ontario français à Toronto pour compléter leurs études post-secondaires. Bien que l’éducation post-secondaire ne soit pas dans les compétences du ministère de l’Éducation, M Lecce a ajouté : « Nous finançons l’université de langue française à Toronto, ce qui est énorme. Je pense que cela va encourager les jeunes à poursuivre des études supérieures dans leur langue, et cela fait partie de notre engagement envers le bilinguisme. »