le Vendredi 1 juillet 2022
le Jeudi 23 juin 2022 10:49 Vision (Clarence-Rockland)

Le prix à la pompe continue de faire mal aux portefeuilles

The price of gasoline has been above the two-dollar mark for several weeks now and everyone is feeling the pinch. Experts are pessimistic that the price at the pump will go below two dollars a litre and stay there any time soon.  — Photo Joseph Coppolino
The price of gasoline has been above the two-dollar mark for several weeks now and everyone is feeling the pinch. Experts are pessimistic that the price at the pump will go below two dollars a litre and stay there any time soon.
Photo Joseph Coppolino
Les prix de l'essence ont continué d'atteindre des sommets dans l'Est de l'Ontario au cours du mois dernier et, malgré la baisse récente, les mois d'été à venir verront probablement une autre hausse des prix à la pompe.

Une confluence de facteurs allant de l’invasion de l’Ukraine par la Russie à la levée des restrictions de la Covid-19 a déclenché la flambée des prix en janvier. Bien que les prix du brut se soient effondrés face aux craintes de récession dans le monde, l’offre reste limitée. 

Pour ceux qui cherchent un soulagement, l’aide est peut-être encore loin. Alors que les gens commencent à planifier les vacances d’été et l’éventualité d’embargos européens sur le pétrole russe, la demande de pétrole brut ne fera qu’augmenter à mesure que l’offre diminuera, ce qui entraînera une nouvelle hausse des prix au cours des prochains mois. 

Selon Harding Nelson, un agriculteur produisant du bœuf, du porc et de la volaille à Bourget, l’augmentation du prix de l’essence frappe particulièrement fort son entreprise. 

Tout le monde a augmenté ses prix. Le boucher facture plus cher, le gars qui botte mon foin a augmenté son prix de 50 pour cent. Nous voulons que les gens puissent se permettre nos produits, mais nous voulons aussi rester en affaires. Il s’agit donc de trouver un équilibre.» 

— a déclaré M. Nelson.

M. Nelson note que beaucoup d’agriculteurs profitent de l’occasion pour prendre leur retraite au lieu de faire face au défi supplémentaire de gérer un budget plus serré. 

«Nous voyons beaucoup de gars qui prennent leur retraite. C’est un petit coup de pouce supplémentaire, a déclaré M. Nelson. Ils n’ont pas besoin de ce stress supplémentaire.» 

L’industrie du tourisme subit également des répercussions. Le coût élevé du carburant n’est qu’une autre bosse sur le chemin de la reprise après la pandémie et les dégâts causés par la tempête de mai. 

Le coût élevé du carburant limite la distance que les touristes sont prêts à parcourir pour une escapade, optant plutôt pour des destinations plus locales. Cette situation aura un impact particulier dans la région de Prescott-Russell alors que les comtés unis se concentrent sur l’amélioration du secteur touristique de la région. 

Carole Lavigne, directrice du développement économique et du tourisme des Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR), garde l’espoir que les touristes viendront encore, mais peut-être pas de la même manière que les années précédentes. 

«Nous nous attendons effectivement à ce qu’il y ait moins de touristes, mais nous pensons qu’ils resteront dans la région plus longtemps au lieu de voyager à nouveau.» 

Toutefois, Mme. Lavigne espère que les résidents de Prescott-Russell profiteront des possibilités offertes dans leur région et appuieront les exploitants touristiques locaux. 

D’un autre côté, les propriétaires de stations-service poursuivent leurs activités comme si de rien n’était. 

«En fin de compte, l’essence est une nécessité et les gens ont besoin de faire le plein», a déclaré un propriétaire de station-service, requérant l’anonymat car il ne souhaite pas parler au nom des compagnies pétrolières qui fixent les prix. 

«Certaines personnes sont en colère, mais la plupart sont indifférentes, a-t-il ajouté. Il n’y a rien qu’ils puissent faire et ils savent que les propriétaires ne contrôlent pas le prix.» 

L’inflation frappe durement le portefeuille des Canadiens. En plus de l’augmentation du prix de l’essence, le coût de l’épicerie et d’autres biens de consommation est également en hausse. La Banque centrale du Canada doit publier le 4 juillet une enquête trimestrielle, qui comprend des perspectives sur l’inflation.