le Vendredi 1 juillet 2022
le Jeudi 16 juin 2022 15:46 Vision (Clarence-Rockland)

Une bande dessinée pour lutter contre le racisme

Le bédéiste Body Ngoy (à gauche), Brigitte Duguay-Langlais du RSIFEO, Paula Assaly, mairesse de Hawkesbury.  — Photo Gregg Chamberlain
Le bédéiste Body Ngoy (à gauche), Brigitte Duguay-Langlais du RSIFEO, Paula Assaly, mairesse de Hawkesbury.
Photo Gregg Chamberlain
Cette bande dessinée, intitulée Que la collectivité gagne!, propose 20 capsules dans le cadre d'une stratégie de lutte contre le racisme et la discrimination. Elles ont pour but de rassembler les membres de la diversité francophone et canadienne autour de l'un des enjeux préoccupants de notre société. Et cette sensibilisation se veut un partage des faits généralement réels, avec doigté et teinté d'une petite touche d'humour.  

Le Réseau de soutien en immigration francophone de l’est de l’Ontario, le Réseau en immigration francophone du Centre-Sud-Ouest et le Réseau en immigration francophone du Nord de l’Ontario se sont associés avec la firme Boxia et l’Équipe de santé psychologique d’Orléans, pour mener de l’avant leur stratégie de lutte contre le racisme et la discrimination. Leur but est de sensibiliser, voire éduquer les organismes et le grand public sur les préjugés, le racisme systémique, la discrimination et la conscientisation à deux phénomènes souvent vécus en parallèle, soit le privilège blanc et la fragilité blanche.   

Voici six des principaux personnages que l’on retrouve dans les capsules: trois femmes, dont Mei-Mei Kung Fu d’héritage asiatique, Aminata Waka Waka d’héritage afro-descendant, Julie La Fenêtre d’héritage canadienne-française, et trois hommes, dont Ahamed Bon Couscous d’héritage arabo-musulman, Mopao Piment Vert d’héritage afro-descendant et enfin, Loup Two Sons d’héritage canadien-français et des Premières Nations.   

Pour raconter leurs histoires, ces personnages sont mis en scène par le bédéiste d’origine congolaise Body Ngoy. «Pourquoi une bande dessinée pour lutter contre le racisme? Parce que comme on dit, une image vaut mille mots. C’est une manière de concilier le visuel et les choses sérieuses que nous vivons, les peindre, les montrer comme elles se passent dans la réalité, de mettre les gens face à leur réalité avec les images et les textes.»   

La bande dessinée, a ajouté Body Ngoy, propose des pistes de solution pour les gens qui posent des actes racistes et font de la discrimination parfois de façon inconsciente. «Les gens pourront se reconnaitre dans les mises en situation. Et de là, nous leur proposons des approches pour qu’ils puissent s’améliorer dans l’idée de vivre ensemble, de s’harmoniser avec l’autre. C’est ainsi que l’on va réussir à faire de notre société canadienne l’une des meilleures places où vivre.»   

Brigitte Duguay-Langlais est gestionnaire au RSIFEO, le Réseau de soutien en immigration francophone de l’est de l’Ontario.

Moi je vous dirais que la majorité des gens qui commettent ce que j’appelle des micro-agressions, c’est involontaire. Ça veut dire que les gens n’en sont pas nécessairement conscients. Et je voulais absolument que l’on fasse quelque chose pour leur faire prendre conscience du privilège blanc. On a un privilège puis on est pas vraiment conscient à quel point on peut parfois être involontairement maladroit. Du racisme pur et et dur, moi je dis qu’il n’y en a pas tant que ça. Faut déconstruire les schémas qu’on a eu. C’est pas méchant!» 

— mentionne Brigitte Duguay-Langlais.