le Mercredi 17 août 2022
le Jeudi 27 janvier 2022 13:12 | mis à jour le 8 avril 2022 19:42 L'ARGENTEUIL

Une fondeuse d’ici à Beijing

Olivia Bouffard-Nesbitt, s’est envolée hier pour participer aux Jeux olympiques de Beijing avec la délégation canadienne auprès de 4 autres fondeuses. — Photo courtoisie
Olivia Bouffard-Nesbitt, s’est envolée hier pour participer aux Jeux olympiques de Beijing avec la délégation canadienne auprès de 4 autres fondeuses.
Photo courtoisie
C’est une jeune fondeuse de 29 ans du nom de Olivia Bouffard-Nesbitt qu’il faudra encourager lors des prochains Jeux olympiques d’hiver de Beijing du 4 au 20 février prochain.

Déterminée, après un parcours rempli d’embûches, dont une fracture du pied, une fracture cervicale et une mononucléose que Bouffard-Nesbitt a appris vendredi dernier qu’elle s’envolerait auprès de 4 femmes et 5 hommes pour représenter la délégation canadienne en ski de fond. «C’est une fille extrêmement talentueuse et déterminée plus que jamais!», souligne sa mère Sylvie Bouffard, qui a accepté de nous parler du parcours de sa fille qui devait faire les 13 heures de trajet hier. 

Originaire de Morin Heights, là où des sentiers athlétiques de ski de fond entretenus par son père font la renommée de la région, l’athlète qui s’entraîne dans les Rocheuses depuis 7 ans dans l’Ouest canadien à Canmore réalise son rêve de participer enfin à ses premiers jeux. «Elle a été élevée là-dedans! À 2 ans, elle était dans un sac à dos sur les pistes et faisait déjà du ski alpin. À 5 ans elle commençait le ski de fond.  Nous croyons que les enfants doivent faire plusieurs sports. Elle a fait du snow, du camping d’hiver. Nous sommes des gens de plein air!», explique Mme Bouffard, qui est aussi instructrice de ski de fond et ski alpin. 

Pour le moment, personne ne sait à quelles courses prendra part la fondeuse qui a complété son secondaire à la LRHS à Lachute.  Sur les cinq représentantes féminines, quatre athlètes différentes peuvent participer à chacune des six disciplines. Questionnée à savoir sur quel parcours nous aurions le plus de chance de voir leur fille évoluer, Mme Bouffard n’a pas tranché et confie cette tâche aux entraîneurs: «Olivia est une bonne skieuse de distance et fait d’excellents sprints. Elle excelle autant en skate qu’en classique!» 

Lors de ses 10 dernières journées, Bouffard-Nesbitt a participé au camp d’entraînement en haute altitude à Silver Star en Colombie-Britannique. C’est là qu’elle a appris sa qualification. Tous les athlètes ont reçu une formation sur la façon de se comporter avec les réseaux sociaux là-bas. Le gouvernement chinois n’entend pas à rire. Les athlètes devaient effacer toutes les applications de leur téléphone cellulaire et s’ouvrir une nouvelle adresse électronique. Puisque seul le peuple chinois peut assister aux compétitions, Mme Bouffard souhaite avoir des nouvelles le plus rapidement, en souhaitant que ce ne soit pas trop ardu. 

Les difficultés reliées à l’entraînement pour d’autres sports de compétition en raison des salles de sport, des patinoires et des gymnases fermés par le gouvernement ont causé plusieurs maux de tête aux entraîneurs, athlètes et à leurs parents. Mais la pandémie aura permis un engouement pour des sports de plein air moins connus. Mais gageons que les performances de Bouffard-Nesbitt pourront stimuler la jeunesse d’Argenteuil à retourner dehors et chausser des skis de fond. 

Photo courtoisie
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