le Lundi 16 mai 2022
le Jeudi 20 janvier 2022 18:40 | mis à jour le 8 avril 2022 19:42 L'ARGENTEUIL

Olivier et «ses sentiers»

Voici le visage de celui qui entretient les pistes de ski de fond depuis 4 ans au Boisé Von Allmen à Saint-André d’Argenteuil. Olivier St-Denis pratique l’art de damer les pistes. — Photo courtoisie
Voici le visage de celui qui entretient les pistes de ski de fond depuis 4 ans au Boisé Von Allmen à Saint-André d’Argenteuil. Olivier St-Denis pratique l’art de damer les pistes.
Photo courtoisie
La pandémie aura permis pour plusieurs de revenir à de saines activités dont certaines oubliées comme le ski de fond, jadis très populaire. «C’est fou depuis l’an passé, ça déborde dans mes sentiers», s’exclame Olivier St-Denis, un adepte de ski de fond hors piste qui a eu la brillante idée de tracer des pistes dans le Boisé Von Allmen voilà 4 ans.

Il les appelle «ses sentiers» parce qu’il y met beaucoup de son temps et de son énergie, mais ce sont bel et bien les sentiers de la MRC d’Argenteuil avec qui il a pris entente pour un certain montant pour agir selon les règles en vigueur.  

Dans la petite histoire, équipé de son ski-doo et d’un traceur usagé, nouvellement résident de Saint-André d’Argenteuil, il décide de tracer le boisé pour lui-même.  Tranquillement, un autre fondeur utilise ses pistes. De fil en aiguille, il y a de plus en plus d’adeptes et il se questionne sur sa responsabilité. Il prend contact avec Jean-Sébastien Beauchamp de la MRC d’Argenteuil et crée une entente.  Il monte des panneaux réglementaires aux normes avec une firme de Trois-Rivières et développe de nouveaux sentiers pour un montant qui couvre surtout ses frais d’essence et de machinerie.  

Dès que la chasse est terminée, il enlève les branches et bouche les trous en attendant la neige, qui a tardé cette année. «Un jour, je ne pourrai plus fournir seul.  Je sens aussi que les attentes sont de plus en plus grandes. Je vais toujours m’impliquer, c’est une place incroyable et c’est là pour rester.  Je crois qu’on en a assuré la pérennité.» 

Fils de Francois St-Denis, enseignant en éducation physique à la polyvalente Lavigne et lui-même enseignant au Tremplin, une école pour jeunes avec des troubles de comportement, il voit en l’activité physique d’énormes bienfaits. «Je joins l’utile à l’agréable!» S’il a contribué au retour du ski de fond dans la région, il en est très ému.  Il voit les stationnements remplis les samedis et dimanches en après-midi, qui ajoute à sa motivation première qui est celle de lui-même profiter de ce merveilleux endroit.  

«On annonce de la neige ce mercredi. Je devrais y aller jeudi soir, les pistes seront solides et se conserveront plus longtemps, explique-t-il.  C’est un art de tracer!» Pour lui, l’accès gratuit, la possibilité d’y amener son chien et l’absence de jugement -pas de petit kit nécessaire- font de l’endroit un vrai bijou. «Les gens sont vraiment respectueux.  Je ne vois jamais de déchets», ajoute-t-il. 

De plus, le sentier est maintenant associé au Marathon canadien de ski de fond, qui dans la tempête Omicron se vit en virtuel pour une 2e année consécutive du 5 février au 20 mars prochain. Participant à ce marathon légendaire depuis 2010, il est fier de voir son sentier comme l’un des entiers d’entraînement officiel. Le MCS n’est pas une course: il n’y a ni gagnants ni perdants contrairement à la plupart des événements. Il est accessible à tous, peu importe l’âge, et chaque skieur peut choisir son propre défi.  Le MCS invite les participants à s’inscrire dans les catégories randonneurs (15 km), demi-marathon (45 km) et coureurs des bois (120 km) en parcourant en toute sécurité les pistes de leur région pour une 56e édition. 

De plus, son initiative a fait des petits. Un certain Georges Roy poursuit cette lancée avec de nouvelles pistes au parc de Carillon.  

En ski de fond, à pied ou en raquette (en prenant soin de marcher à côté des pistes), il est possible de s’adonner à son activité préférée en pleine nature dans cette forêt mature. Stationnement du Boisé Von Allmen, route 344, secteur Carillon, à Saint-André-d’Argenteuil. 

 

Photo courtoisie