Dernier chapitre dans la saga Gionet et Piret

Dernier chapitre dans la saga Gionet et Piret

Le règlement total de 2 193 825$ aux fins d’acquitter les sommes dues aux termes de la décision du tribunal administratif du travail de la juge Anick Chainey le 2 avril 2021 met fin à tous litiges judiciaires entre les organismes et les plaignants, Pierre Gionet et Nathalie Piret. 

L’affaire Gionet et Piret a fait le tour de la province autant par les journaux écrits que télévisés alors que les contribuables auraient dépensé plus de 5 millions$ dans ce dossier jusqu’à maintenant incluant une enquête plus large sur l’administration précédente. Par ailleurs, la Ville de Lachute a déposé un budget total de 26,5 millions$ pour l’année 2021.  

C’est Carl Péloquin, maire de Lachute en poste depuis novembre 2013, qui a enclenché le processus de destitution à l’aide de la firme de juricomptables Accuracy et de Me Raynald Mercille à titre de personne-ressource, lui qui est un conseiller en éthique et déontologie. Péloquin remplaçait Daniel Mayer, maire sortant après plusieurs mandats successifs. Le nouveau maire agissait aussi à titre de président et délégué de Lachute à la RIADM. 

Rappelons que cette saga a atteint son apogée en janvier 2015 avec le congédiement de Pierre Gionet, directeur général de la ville, directeur général et secrétaire-trésorier de la RIADM depuis 1990 et secrétaire-trésorier de la RAEUCL ainsi que celui de Nathalie Piret, trésorière à la ville de Lachute, adjointe aux finances pour la RIADM et responsable des finances pour la RAECC.  Ils avaient été congédiés «pour des manquements graves en rapport avec les exigences du poste occupé.» 

Le tribunal administratif du travail a conclu le 25 juin 2020 que les fautes reprochées aux deux anciens cadres n’ont pas été démontrées, les intimés n’ayant pas rempli leur fardeau de démontrer que les plaignants ont gravement manqué à leur devoir de neutralité ni prouvé de très graves lacunes dans la gestion ou même une rupture du lien de confiance, et il a ordonné leur réintégration par l’employeur.   Les plaignants étaient aussi en droit de réclamer toutes les mesures de réparation appropriées, dont celles pour l’atteinte à leur réputation.  

Par un vote à 3 conseillers contre 2, la ville a décidé de contester la décision du tribunal en cours supérieur du Québec le 2 juillet 2020. Le 15 décembre dernier, la Cour supérieure du Québec refusait de sursoir à l’ordonnance de réintégration émise en faveur des employés. 

Selon un communiqué émis par la Ville de Lachute et la RIADM, Nathalie Piret et Pierre Gionet tiennent à remercier toutes les personnes qui n’ont jamais douté de leur professionnalisme et de leur intégrité.  Ils espèrent que les décisions rendues en leur faveur, l’abrogation des résolutions de destitution et la correction de leur dossier d’emploi sauront corriger toute la presse négative dont ils ont été victimes depuis 2015. La Ville de Lachute, la RIADM et le RAEUCL leur souhaitent la meilleure des chances dans la poursuite de leur carrière professionnelle. Il est également convenu que ces derniers acceptent de ne pas réintégrer leurs fonctions. Les parties ont aussi accepté de limiter leurs commentaires pour clore définitivement cette affaire. 

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