le Lundi 23 mai 2022
le Jeudi 25 juin 2020 3:44 | mis à jour le 8 avril 2022 19:22 Tribune-Express (Hawkesbury)

La députée Amanda Simard se défend

Amanda Simard et Stéphane Sarrazin — archives
Amanda Simard et Stéphane Sarrazin
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Amanda Simard affirme avoir été présente pour la population de Glengarry Prescott-Russell tout au long de la pandémie, et trouve les récentes allégations du maire d’Alfred et Plantagenet, Stéphane Sarrazin, injustifiées.

En réaction aux allégations selon lesquelles la députée provinciale avait été absente pendant la crise de la COVID, Mme Simard a rendu publics des courriels selon lesquels elle avait offert son aide aux maires de la région. En guise de réponse, selon les courriels, le maire Sarrazin lui a répondu qu’elle recevrait un appel si son aide était requise.

«On te dit qu’on va te téléphoner si on veut que tu t’impliques. L’appel ne vient pas, puis on se fait dire que je n’ai pas été présente. Qu’est-ce qu’il voulait que je fasse?», a déclaré la députée.

Celle-ci s’est défendue, déclarant qu’elle a été active dans les derniers mois en posant des questions en chambre, en apportant des suggestions pour défendre l’intérêt de la population qu’elle représente, et en tenant la population informée via notamment des séances virtuelles avec le docteur Paul Roumeliotis et le député Francis Drouin.

Changement de parti, source de conflits?

Le maire Sarrazin justifierait sa position sur l’incapacité de Mme Simard à faire une différence à Queen’s Park en avançant que lorsqu’elle a été élue, elle l’a été en tant que députée du Parti conservateur. Or, il soutient que maintenant qu’elle est députée libérale, la région se retrouverait avec une représentante d’un parti qui n’est pas au pouvoir.

Mme Simard rétorque que le fait d’être députée d’un parti qui n’est pas au pouvoir ne l’empêche en aucun cas de faire une différence positive pour la région. «Si on pense que les députés d’opposition n’ont aucune utilité, on ne comprend pas comment ça fonctionne», a déclaré celle qui dit collaborer de concert avec le parti au pouvoir, ainsi que les autres députés. «La voix de l’opposition vaut beaucoup, parce qu’on peut justement critiquer, ce qui peut parfois être embêtant lorsqu’il s’agit de son propre parti.»

 D’ailleurs, elle mentionne que l’actuel parti au pouvoir est à l’écoute des suggestions de l’opposition, alors qu’il a accepté des suggestions provenant de Mme Simard et de ses collègues. Selon elle, les propos de ceux qui avancent qu’elle ne peut pas faire une différence maintenant qu’elle est députée libérale «démontrent de façon flagrante une déconnexion de ce qui se passe à Queen’s Park.»

Bien qu’elle tienne maintenant à se défendre face aux propos qui ont été dirigés à son endroit, la députée provinciale assure que cela n’affecte pas son travail. «On continue de suivre les enjeux locaux. Je ne vais pas priver les citoyens d’une bonne représentation juste parce que leur maire n’apprécie pas que je sois là.»

Pas d’animosité, mais pas sa ressource de choix

Interrogé à ce sujet, le maire Sarrazin a soutenu qu’au fil du temps, il avait appris à se débrouiller sans Mme Simard, si bien qu’il n’a pas vu le besoin de solliciter son aide jusqu’à maintenant pendant la pandémie.

 «Dès le début, on n’a pas eu d’aide ni de communications pour nous, pour les organismes locaux, pour les médias. On a appris entretemps à se créer d’autres liens, donc on était prêts à se débrouiller quand la COVID est arrivée.»

Interrogé quant à ses attentes envers la députée, il a répondu qu’il souhaitait «une bonne ligne de communication avec Queen’s Park» et  «faire en sorte que le message passe».