le Vendredi 9 Décembre 2022
le Vendredi 4 novembre 2022 12:03 Le Carillon (Hawkesbury)

Les employés du SCFP manifestent devant le bureau de Sarrazin

Des centaines de manifestants du SCFP piquettent devant le bureau du député provincial de Glengarry Prescott-Russell Stéphane Sarrazin. — Antoine Messier
Des centaines de manifestants du SCFP piquettent devant le bureau du député provincial de Glengarry Prescott-Russell Stéphane Sarrazin.
Antoine Messier
Des centaines de membres du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) dressent un piquet de grève devant le bureau du député provincial de Prescott-Russell, Stéphane Sarrazin, après que le gouvernement de l'Ontario a adopté le projet de loi 28 visant à rendre la grève illégale et à imposer des contrats au personnel de soutien scolaire.

« Ils nous enlèvent nos droits de manifester localement et centralement, et ils veulent imposer une nouvelle convention collective », a déclaré Gaetanne Caron, présidente de la section locale 4155 du SCFP, « C’est pourquoi nous devons manifester. C’est de l’intimidation. Nous n’allons pas l’accepter ».

Les travailleurs des sections locales 5335, 4154, 4155 et 5678 du SCFP se sont tenus devant le bureau de M. Sarrazin, brandissant des drapeaux et des pancartes faites maison.

Les revendications du SCFP

Le gouvernement a offert une augmentation annuelle de deux pour cent pour tous les travailleurs dont le salaire annuel est inférieur à 40 000 $ par année et une augmentation de 1,25 pour cent pour tous les autres. La nouvelle entente prévoit une augmentation annuelle de 2,5 % pour tous les travailleurs dont le salaire annuel est inférieur à 43 000 $ et une augmentation de 1,5 % pour tous les autres.

Le SCFP réclame une augmentation de 11,7 %, des heures supplémentaires au double du taux de rémunération normal et 30 minutes de temps de préparation payé pour les aides-enseignants et les éducateurs de la petite enfance.

Les travailleurs de soutien visés par l’entente sont le personnel d’entretien, le personnel de bureau et de bureautique des écoles, les aides-enseignants, les éducateurs de la petite enfance, le personnel des bibliothèques et le personnel des technologies de l’information. En vertu de la législation proposée, les travailleurs pourraient recevoir une amende de 4 000 dollars par jour en cas de grève.