le Vendredi 1 juillet 2022
le Mercredi 8 juin 2022 23:29 Le Carillon (Hawkesbury)

Le conseil de Hawkesbury refuse d’aider le Club d’Âge d’Or 50

Le président du Club 50 Joe Febril discute avec la mairesse de Hawkesbury Paula Assaly   

  — Photo Gérard Malo
Le président du Club 50 Joe Febril discute avec la mairesse de Hawkesbury Paula Assaly  
Photo Gérard Malo
La pandémie de la Covid-19 aura été dévastatrice pour bien des organismes mais encore davantage pour un club d'âge d'or comme celui de Hawkesbury, selon la FARFO, la Fédération des ainés et des retraités francophones de l'Ontario. La perte du nombre de membres a déséquilibré le budget du Club d'Âge d'Or 50. Cet organisme aura besoin de soutien pour se relever graduellement de sa précarité financière et être en mesure de célébrer son 50e anniversaire dans la dignité.  

Avant la Covid-19, les revenus du Club d’Âge d’Or 50 s’élevait à près de 47 000$ pour un exercice financier qui s’étend du 1er septembre au 31 août. Comparativement, maintenant, les revenus réels et estimés sont de 14 624$. Toutefois, les dépenses de base sont demeurées les mêmes, soit 10 647$. Donc un surplus de près de 3 976$ s’annonce pour août prochain. Il y aura donc un manque à gagner de près de 3 500$ pour débuter la nouvelle année fiscale. Le club a besoin d’une liquidité de près de 7500$ pour débuter son année fiscale en septembre, traverser l’hiver, payer les frais de chauffage, d’électricité, de téléphone et les assurances, sans tenir compte des dépenses pour financer ses activités.   

C’est donc dans ce contexte que la mairesse de Hawkesbury Paula Assaly a présenté au conseil municipal un avis de motion, le 30 mai, pour que la ville octroie un montant de 3 000$ au Club d’Âge d’Or 50 pour son 50e anniversaire et afin de soutenir cet organisme qui a souffert en raison de la pandémie.   

Résultat? Une fin de non-recevoir de la part du conseiller Robert Lefebvre qui, faut-il le rappeler, sera candidat à la mairie aux municipales du 24 octobre. Il a plutôt fait adopter un amendement pour que la motion de la mairesse soit déposée, c’est à dire mise de côté, afin de peut-être s’y pencher de nouveau à l’automne. «Le montant de 3 000 $ n’est pas gros mais j’ai de la difficulté à avantager une société par rapport aux autres, peu importe la raison. Je sais que ça fait 50 ans qu’ils sont dans la communauté, comme les Chevaliers de Colomb et la Légion qui sont eux aussi en peine à cause de la Covid. On peut remplacer le nom du club d’âge d’or par les Chevaliers de Colomb et la résolution va s’appliquer à toutes les organisations», a conclu M. Lefebvre.   

Le conseiller Robert Lefebvre ajoute que parmi les solutions qu’il faudra envisager, il y a la politique de dons que le conseil devrait peut-être modifier. Parce que les organismes comme le Club 50 qui n’ont pas à verser de loyer à la Ville. Il ne sont pas admissibles pour demander et recevoir des dons. «Donc, je veux que ce soit tablé et remis le temps de trouver des solutions.» 

La réaction du président du Club d’Âge d’Or 50, Jos Febril, en est une de déception voire de colère mal dissimulée. «Je n’en suis pas heureux, et je ne veux pas faire de commentaires.»   

Quant à la mairesse de Hawkesbury, elle rappelle que le Club 50, qui existe depuis 1972, a été autosuffisant pendant 50 ans. Il offre à sa communauté des activités de tous genres afin de briser l’isolement chez les personnes âgées. Les membre ont une moyenne d’âge de 70 ans, le segment d’âge le plus vulnérable, qui a été durement frappé par la pandémie. Elle précise que le montant de 3 000$ était vraiment un budget de subsistance pour aider le club à passer l’hiver. «Les membres du club sont des résidents qui ont payé des taxes pendant toutes ces années et un petit budget pour les appuyer aurait été une marque de reconnaissance, surtout qu’ils fêtent leur 50e anniversaire cette année, a rappelé Mme. Assaly. Le fait d’avoir refusé de donner ce montant-là qui n’aurait aucun impact sur le budget municipal, je trouve que c’est pitoyable envers nos ainés.»   

Paula Assaly se rappelle qu’on a coutume de dire qu’une société se juge à la manière dont elle traite ses anciens. «

On dit que les ainés sont importants dans notre société. Mais quand vient le temps d’agir on ne le fait pas, donc ça veut tout dire essentiellement.»