le Jeudi 19 mai 2022
le Mardi 8 février 2022 20:22 | mis à jour le 8 avril 2022 19:21 Le Carillon (Hawkesbury)

HyperTrain, un gym pas comme les autres

Steven Willett co-propriétaire de HyperTrain. — Photo Gérard Malo
Steven Willett co-propriétaire de HyperTrain.
Photo Gérard Malo
Ce n'est pas un secret, les gyms ne l'ont pas eu facile en pleine pandémie de la COVID-19 ces 2 dernières années. En Ontario, les centres d'entrainement physique ont du se résoudre à 4 fermetures consécutives depuis mars 2020. Mais le 31 janvier, les gyms ont pu reprendre leurs activités et accueillir à nouveau leurs clients moyennant plusieurs mesures sanitaires, en espérant que cette fois-ci sera la bonne. Voyons maintenant comment ça s'est passé chez HyperTrain, un gym pas comme les autres à Hawkesbury.

Steven Willett est co-propriétaire de HyperTrain avec sa conjointe Amy, qui dirige l’école de danse de l’établissement. «Cette pandémie et ses confinements ont tout changé pour nous la façon qu’on fait affaire. C’était totalement imprévu. Quant on démarre une entreprise, ça peu prendre 4 ou 5 ans avant d’avoir un bon roulement. Ça s’en venait très bien puis en mars 2020 la pandémie arrive et change tout». 

Durant les périodes de fermeture, les co-propriétaires de HyperTrain ont donné des cours en ligne, mais admet Steven Willett, «ce n’était pas facile parce que les gens sont moins motivé de s’entrainer à la maison». 

Le moins que l’on puisse dire c’est que HyperTrain n’est vraiment pas un gym comme les autres. D’abord, c’est dans une ancienne église qu’il se trouve, l’ancienne église Saint-Dominique, rue Bon Pasteur à Hawkesbury. Ce centre d’entrainement de plus de 17,000 pieds carrés comprend sous le même toit un gymnase complet muni de multiples appareils de conditionnement physique, un studio de danse, une salle de repos, des saunas et un ring de boxe. 

Steven Willett raconte comment cette aventure a commencé il y a plus de 4 ans: «Moi j’avais mon club de boxe depuis 5 ans à Vankleek Hill. La boxe est une véritable passion pour moi. J’ai commencé à boxer j’avais 12 ans. Puis ma femme Amy, elle danse depuis qu’elle avait 2 ans. C’est comme si elle avait commencé à danser lorsqu’elle est venu au monde. Elle avait son école de danse elle aussi à Vankleek Hill. Puis nos cours ont pris tellement de popularité rapidement, on ne s’attendait pas que c’était pour exploser comme ça». C’est alors que Steven et Amy se sont mis à chercher un autre local. «C’est là, raconte Steven, qu’on a vu qu’il y avait un gym à vendre. Puis ici on a trouvé tout ce dont on avait besoin pour la danse, la boxe avec un gym bien équipé. Ça fait maintenant 4 ans et on est très heureux d’être ici». 

Et, sans rouler sur l’or, les affaires allaient bon train pour HyperTrain. Steven Willett: «Avant la pandémie on avait 300 membres pour le gym. Une quarantaine de boxeurs amateurs dans mon club de boxe. Puis je dirais que 80 enfants prenaient des cours de danse. Donc une bonne clientèle de près de 400 personnes de tous âges». 

Durant les 2 dernières années de pandémie, le gym HyperTrain aura perdu bon nombre de clients, déplore le propriétaire: «Certains clients se sont installés un gym à la maison, d’autres on tout simplement perdu intérêt. Mais de l’autre côté, on a récupéré des clients parce qu’ils étaient tannés de rester à la maison à ne rien faire pendant longtemps. Il a fallu qu’on dépense de l’argent dans du marketing publicitaire dans les médias sociaux, dans les écoles, on avait pas le choix pour rebâtir notre clientèle. Oui on en a perdu, mais ça s’en vient de mieux en mieux». 

Il faut reconnaitre qu’avec les consignes sanitaires, ce n’est pas facile de gérer un centre d’entrainement. Pas plus de 50% de la capacité maximum du gym, Il est obligatoire de porter un masque durant les déplacements d’un appareil à un autre, il faut désinfecter les appareils après chaque utilisation et garder une distance physique non pas de 2 mètres comme partout ailleurs, mais bien de 3 mètres chez HyperTrain. «C’est assez unique ça, dit Steven Willett. Oui on essaie d’aller au delà des normes. On est pas parfaits mais on fait vraiment notre possible car la sécurité de nos clients est primordiale pour nous». 

Mais que se passe-t-il dans la tête des co-propriétaires de ce gym durant les périodes de confinement? «C’est assez dérourageant parce que c’est notre passion affirme Steven Willett On a aussi 4 enfants à nourrir. On adore ce qu’on fait. On fait pas ça pour devenir riche, on fait ça parce qu’on adore ça». Il ajoute qu’il voit ses clients comme des amis, comme de la famille. «Ici c’est personnel. C’est pas comme les grands gyms en ville avec 5,000 membres. Puis j’pense que c’est pour ça que les clients reviennent et continuent de nous encourager». Et comme propriétaire, comme entraineur de boxe, Steven Willett n’a pas vraiment le loisir de céder devant les moments décourageants. «J’peux pas me laisser découragé pendant longtemps, parce que ma job c’est d’inspirer et de motiver les gens. Nous les gyms conclut-il, on est important pour la santé physique à cause que les gens les gens qui sont en forme ont moins tendance à tomber malades. C’est bon aussi pour la santé mentale. On dirait que le gouvernement ne se rend pas compte que la dépression, l’anxiété, le suicide sont en hausse». 

En bout de ligne Steven Willett se dit confiant qu’avec la quatrième vague de la Covid qui semble tirer à sa fin, son gym «pas comme les autres» pourra demeurer ouvert sans un autre confinement. 

Photo Gérard Malo