le Lundi 16 mai 2022
le Mardi 25 janvier 2022 21:01 Autres - Others

Le karaté, une discipline pour le corps et l’esprit

Le groupe d’instructeurs chez Mike’s Contact Karate: Sensei Ray Brazeau, GM Soke Mike Bissonnette, maître Shihan Claude Corriveau et Sensei Thomas Maxwell. — Photo fournie
Le groupe d’instructeurs chez Mike’s Contact Karate: Sensei Ray Brazeau, GM Soke Mike Bissonnette, maître Shihan Claude Corriveau et Sensei Thomas Maxwell.
Photo fournie
Depuis 22 ans, maître Shihan Claude Corriveau donne des cours de karaté à l’école Mike’s Contact Karate de Hawkesbury.

Claude Corriveau pratique le karaté depuis 33 ans. Il a d’abord pratiqué le karate kenpō et le Zendōkai avant de se spécialiser dans les armes et les katas.  

Depuis l’ouverture de l’école Mike’s Contact Karate de Hawkesbury en 1999, Monsieur Corriveau pratique le karaté avec GM Soke Mike Bissonnette, le grand maître fondateur de l’école.  

Ce dernier enseigne le karaté depuis qu’il a fondé sa première école à Cornwall, il y a 48 ans. En plus des écoles de Cornwall et de Hawkesbury, celui-ci est également propriétaire de deux autres écoles, à Morrisburg et à Alexandria. Mike Bissonnette est devenu grand maître de karaté au niveau huitième dan. Depuis, il fut reconnu comme Soke dixième dan par la World Karate Union et le Circle of Masters aux États-Unis. Il enseigne aux ceintures brunes avancées et aux ceintures noires en plus d’enseigner des techniques plus avancées aux instructeurs de ses écoles. 

C’est sous sa tutelle que Claude Corriveau est devenu Shihan sixième dan maître instructeur. 

Celui-ci a eu la piqûre pour le karaté lorsqu’il a découvert les films de Bruce Lee quand il était jeune: «Moi je suis né en 54. En 67-68, c’était l’ère Bruce Lee. Bruce Lee c’était comme nouveau à l’époque, le grand maître des arts martiaux. Par après les films de karaté ont commencé à sortir plus régulièrement, avec Jean-Claude Van Damme et Chuck Norris dans les années 80, qui sont encore très connus aujourd’hui. Et dans le monde professionnel il y avait Bill Wallace et Jean-Yves Thériault ici à Ottawa pour le kick-boxing. Tout ça, ça m’intéressait. La discipline, pis en même temps la confiance en soi. Quand tu es capable de te défendre tu es plus en confiance dans une situation de danger. Pis en même temps, c’est bénéfique pour l’esprit parce que ça nous donne la capacité de réfléchir et de penser sans être distraits. Ça nous permet de visualiser les embuches qui pourraient se présenter dans n’importe quelle situation. » 

La pandémie n’a pas été facile pour le monde des sports de combat et les écoles de Mike Bissonnette ont dû être fermées durant près d’un an en raison des restrictions sanitaires: «La pandémie nous a amené beaucoup de contrariétés. Nos classes se donnaient dans les écoles et ont a été obligé de sortir de là. Les sports ont été les premiers affectés, les gyms… surtout les sports de contact. Malgré tout, on prenait des précautions. Quand on a reparti, là on avait tout le processus sanitaire, pas de contact etc. Jusqu’à dernièrement c’est ça qu’on faisait. Tous nos élèves pratiquaient avec les masques, et même avec les gants durant la première phase. Mais nous on fait seulement affaire avec des gens vaccinés. On ne peut pas prendre des gens non vaccinés. C’est quand même un sport de combat, les gouttelettes se propagent assez facilement et on ne veut pas avoir de problèmes de contagion.» 

Monsieur Corriveau peut tout de même s’entraîner en période de confinement, car il a son propre dojo à la maison où il s’entraîne continuellement: «C’est ça qui est le fun avec le karaté. Tu peux jamais dire “je suis complet”, il y a toujours quelque chose à apprendre ou à perfectionner. Moi je suis maître instructeur, mais je reste quand même un étudiant, parce que j’apprends tout le temps.» 

Pour Claude Corriveau, le karaté est la discipline sportive la plus complète, car elle combine les techniques de gymnastique, les principes d’auto-défense et la perspective spirituelle: «Le karaté c’est plus qu’un sport. C’est une façon de vivre, une façon d’être. Une manière d’être bien dans sa peau, d’avoir confiance en soi et de tenir son esprit alerte.» 

Mais c’est aussi un sport qui se veut ouvert à tous, peu importe l’âge, le sexe ou la condition physique: «Nous on forme les étudiants de A à Z. Quand ils arrivent chez nous, ils ne connaissent rien au karaté et au bout de quatre ans et demi ils ont une ceinture noire. Mon plus vieux va avoir 76 ans et il a obtenu sa ceinture verte récemment. On les prend à partir de 5 ans, mais j’en ai eu de 4 ans et demi. Dès que l’enfant est capable de faire la distinction entre sa droite et sa gauche, il peut pratiquer le karaté. N’importe qui peut s’initier au karaté, peu importe homme, femme, jeune, vieux… J’ai un étudiant handicapé qui a fait sa ceinture noire en 6 ans. C’était tout un accomplissement et on était tous très fiers de lui.» 

Ceux qui sont intéressés de suivre des cours peuvent suivre une séance gratuite chez Mike’s Contact Karate pour voir si ils aiment le sport et l’école fournit tout l’équipement nécessaire gratuitement. L’adhésion à l’école de Hawkesbury donne accès aux écoles de Cornwall, Morrisburg et Alexandria.