le Mercredi 17 août 2022
le Jeudi 6 janvier 2022 13:49 | mis à jour le 8 avril 2022 19:42 L'ARGENTEUIL

Le FCEI s’inquiète

À l’aube d’une troisième année marquée par des restrictions économiques en raison de la pandémie, selon la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), la résilience des propriétaires de PME qui jonglent avec ces fermetures à répétitions atteindra tôt ou tard ses limites.    — Photo Facebook
À l’aube d’une troisième année marquée par des restrictions économiques en raison de la pandémie, selon la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), la résilience des propriétaires de PME qui jonglent avec ces fermetures à répétitions atteindra tôt ou tard ses limites.   
Photo Facebook
À l’aube d’une troisième année marquée par des restrictions économiques en raison de la pandémie, selon la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), la résilience des propriétaires de PME qui jonglent avec ces fermetures à répétitions atteindra tôt ou tard ses limites.   

«Avant la mise en place des restrictions de décembre, c’était près d’une PME sur quatre qui ne pensait pas se rendre à la fin de l’année 2022 en raison des revenus sous la normale. Pour les dirigeants de PME qui doivent fermer leur entreprise ou ralentir la prestation de services encore une fois, c’est l’équivalent de courir un marathon sans fin. Le niveau d’endettement contracté en raison de la COVID-19 est plus qu’inquiétant, atteignant les 200 000$ en moyenne pour les restaurateurs avec salle à manger et 100 000$ en moyenne pour les PME québécoises», affirme François Vincent, vice-président pour le Québec de la FCEI.  Notons que seulement 45% des PME au Québec ont retrouvé leurs ventes normales.    

 La mise en place d’une aide financière est vitale. Il est possible qu’avec l’adoption du projet de loi C-2, le gouvernement fédéral ait renouvelé le système de subventions aux salaires et au loyer qui a aidé des dizaines de milliers d’entreprises à survivre à la pandémie jusqu’à présent. Ceci est cependant inexact. Les nouveaux programmes de soutien fédéraux ont une portée incroyablement limitée. Les données recueillies par la FCEI avant la crise liée au variant Omicron montrent que 80% des petites entreprises ayant besoin d’aide ne seront pas admissibles. Le Programme de relance pour le tourisme et l’accueil (PRTA) exige une perte de revenu de 40% pour le mois en cours et pour les 12 derniers mois. De son côté, le Programme de relance pour les entreprises les plus durement touchées (PREDT) exige une perte de revenu de 50 % pour le mois en cours et les 12 derniers mois pour être admissible. Prenons l’exemple suivant: un restaurant dont les revenus ont diminué de 35% ne recevra aucune aide d’Ottawa et un détaillant dont les revenus ont diminué de 45% ne recevra aucune aide d’Ottawa. L’aide fédérale en cas d’ordre de confinement qui augmente le montant de la subvention n’est offerte qu’aux entreprises dont la majeure partie des activités est complètement arrêtée. Les PME dont la capacité d’accueil est limitée à 50% ne sont pas admissibles au soutien en cas de confinement. 

Selon le Bureau du surintendant des faillites du Canada, en date du 31 octobre, concernant le nombre de dossiers d’insolvabilité déposé par des entreprises, le Québec (1 454) arrive en première position au Canada, 2,5 fois plus de dossiers que l’Ontario (594) et représente 60 % des dossiers du Canada (2 405).  Même avant les craintes d’Omicron, ce sont près des deux tiers des PME du Canada qui n’avaient pas vu leurs ventes revenir à des niveaux normaux. Et parmi ce groupe, près d’un quart déclare que leur entreprise pourrait faire faillite dans les six prochains mois. 

Enfin, FCEI rappelle qu’elle est d’avis que les fermetures de commerce doivent être adoptées en dernier recours seulement et croit qu’il est possible de mettre en place des mesures de protection pour limiter la propagation dans les entreprises pour les employés et les clients.