le Jeudi 19 mai 2022
le Mercredi 10 février 2021 16:03 Autres - Others

Michel Potvin, nouveau directeur général du canton

Michel Potvin est le nouveau directeur général d’Alfred et Plantagenet. — photo fournie
Michel Potvin est le nouveau directeur général d’Alfred et Plantagenet.
photo fournie
C’est un homme de Wendover qui occupe désormais la direction générale de la municipalité d’Alfred-Plantagenet.

«J’ai maintenant l’opportunité de revenir dans mon coin de pays et de travailler pour ma belle communauté et j’en suis ravi», a déclaré Michel Potvin, dont le cheminement professionnel l’a fait séjourner en divers autres endroits.

Il y a longtemps que Michel Potvin a quitté son coin de pays. D’abord pour étudier, ensuite pour travailler. Cet avocat de formation a commencé sa carrière comme conseiller politique au gouvernement de Jean Chrétien. Il a par la suite travaillé en pratique privée dans la région d’Ottawa et dans l’Est ontarien.

En 2009, il accepte un emploi à Iqualuit, la capitale du Nunavut. Il y a d’abord été gestionnaire des services en français et conseiller spécial à la francophonie pour le gouvernement du Nunavut.

«Peu de gens savent que le français est maintenant une langue officielle au Nunavut, a expliqué M. Potvin. La loi adoptée en 2008 reconnait trois langues officielles: l’anglais, le français et la langue inuite. Auparavant, le gouvernement n’avait pratiquement pas de services en français et mon mandat était d’établir des politiques, des programmes et des services pour la communauté francophone du Nunavut.»

 Il a occupé ce poste pendant six ans. Il a ensuite été directeur général pour la Commission scolaire francophone du Nunavut, pendant trois ans, des responsabilités qu’il compare à celles d’un directeur général d’une municipalité.

«Les responsabilités étaient très similaires à celles d’un directeur général d’une municipalité, explique-t-il. Les activités de notre conseil d’administration étaient gérées par la Loi sur les municipalités du Nunavut, dont l’équivalent ici est la Loi sur les municipalités de l’Ontario. J’ai alors acquis une expérience très parallèle à mon rôle actuel.»

Lorsqu’il est revenu en 2018, il a refait de la pratique privée en droit et a signé un contrat d’un an avec Postes Canada comme gestionnaire responsable de veiller à ce que la société d’État respecte ses obligations au chapitre de la Loi sur les langues officielles.

Près de sa communauté

  Malgré le fait qu’il a presque toujours demeuré à l’extérieur de son lieu de naissance où il a grandi dans le cadre de son travail, Michel Potvin a constamment été engagé dans sa communauté. Même dans le Grand Nord, rien n’empêchait Michel Potvin de s’investir pour les autres. Lorsqu’il était au Nunavut, motivé par les coûts de la vie exorbitants, il a lancé une coopérative alimentaire. 

«Quand je suis parti, la coopérative avait un programme de distribution de paniers de produits frais. Toutes les deux semaines, des paniers de fruits et de légumes étaient distribués aux familles. Ça a été un projet qui a fonctionné, mais qui a été difficile au chapitre de la logistique», a-t-il décrit.

À Wendover, il a toujours fait partie du Club Optimiste. Il est maintenant le président du club et il a été membre de celui-ci avant de quitter la région en direction du Nunavut.

M. Potvin est également actif au sein du conseil des parents de l’École élémentaire catholique Saint-Joseph de Wendover, que son fils fréquente et qu’il a fréquentée dans le passé. Il vient tout juste de joindre les Chevaliers de Colomb de Wendover, où il attend d’être membre. Auparavant, il s’est aussi déjà investi dans les sports de son fils, car il a été l’entraineur de balle molle de son équipe, étant donné que l’organisation cherchait une personne pour accomplir ce rôle.

  Pour Michel Potvin, le développement communautaire est important. «Le développement communautaire, c’est l’esprit d’être rapproché, car nous sommes de petites municipalités et ça permet ainsi de tisser des liens et de créer des amitiés. Dans une communauté, ça prend quelqu’un pour organiser des activités et j’ai toujours été celui qui a levé la main», a-t-il conclu.