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le Mercredi 10 février 2021 15:32 Autres - Others

Le Collège d’Alfred est maintenant à vendre

Le Collège d'Alfred est à vendre. Mais le maire Stéphane Sarrazin espère que le canton d'Alfred-Plantagenet pourra encore convaincre la province de céder le site de l'ancien collège agricole à la municipalité pour un usage communautaire. — photo Gregg Chamberlain
Le Collège d'Alfred est à vendre. Mais le maire Stéphane Sarrazin espère que le canton d'Alfred-Plantagenet pourra encore convaincre la province de céder le site de l'ancien collège agricole à la municipalité pour un usage communautaire.
photo Gregg Chamberlain
Le Collège d'Alfred est maintenant à vendre, mais le canton d'Alfred-Plantagenet pourrait encore avoir une chance d’en devenir propriétaire si personne ne veut l'acheter à la province.

«Ce que j’espère vraiment, c’est que personne au niveau local ne se montrera intéressé», a déclaré le maire Stéphane Sarrazin, lors d’un entretien téléphonique le 4 février.

La municipalité souhaite depuis longtemps transformer l’ancien collège agricole régional en une installation polyvalente pour répondre aux besoins locaux en matière de loisirs communautaires et de développement économique. La province est le propriétaire de l’édifice depuis que l’Université de Guelph a fermé son campus d’Alfred et, depuis plusieurs années, elle réfléchit à l’utilisation du bâtiment et du terrain.

L’année dernière, une délégation du canton a rencontré le ministre de l’Agriculture Ernie Hardeman pour lui expliquer l’intérêt et les objectifs de la municipalité pour le site. Le ministre a alors demandé à la municipalité de lui fournir une proposition détaillée qu’il examinera avec d’autres fonctionnaires du ministère.

Puis, au début de l’année, la municipalité a appris que le ministère avait mis la propriété à vendre pour 299 000 dollars. Lors de la conférence virtuelle de la Rural Ontario Municipal Association (ROMA) du mois dernier, M. Sarrazin s’est entretenu avec le député Randy Pettapiece, l’adjoint parlementaire du ministre Hardiman, sur la question. M. Hardiman n’était pas présent à la conférence de la ROMA.

M. Pettapiece n’était pas au courant de l’affaire du Collège d’Alfred. Il a dit à M. Sarrazin que les fonctionnaires du ministère avaient l’impression, d’après leurs relations passées avec le précédent conseil municipal, que la municipalité n’était pas très intéressée par la propriété.

«Nous étions donc là (ROMA) pour rien, semble-t-il», a déclaré Sarrazin, ajoutant qu’il avait depuis envoyé un courriel à M. Hardiman indiquant que la municipalité travaillait toujours sur son plan de faisabilité pour le site du Collège d’Alfred.

M. Sarrazin a noté que la proposition repose sur le fait que la municipalité obtienne le contrôle de la gestion des bâtiments et des terrains, avec une garantie de financement provincial pour aider à transformer l’ancien campus en une installation à usage multiple. «Donnez-nous cinq ans  (…), a-t-il dit, et cela nous donnera du temps.»

Le maire a fait remarquer que le bâtiment pourrait servir de centre communautaire, de centre de commerce et de développement économique, et de bureau municipal. M. Sarrazin lui-même a également suggéré que la partie bibliothèque de l’ancien bâtiment du collège pourrait servir de nouvelle et plus grande bibliothèque publique pour le village.

Pour l’instant, la province ne prendra en considération aucune offre d’achat sur la propriété avant le 8 mars. Cela laisse le temps à tout acheteur potentiel de faire ses vérifications d’usage pour ses offres.

Si le bâtiment et le terrain étaient vendus à un investisseur désireux de développer le commerce, cela représenterait au moins 115 000 dollars par an en taxes foncières pour la municipalité. «Si cela doit être bon pour la communauté, alors nous sommes favorables», a déclaré le maire Sarrazin, concernant tout développement commercial éventuel du site.

Mais le maire a également noté que le bâtiment et le terrain devraient d’abord subir une inspection approfondie pour tout contaminant avant que le développement commercial ne soit autorisé. Si une inspection révélait la présence d’amiante ou d’un autre contaminant, la démolition du bâtiment et le nettoyage du terrain pourraient être nécessaires en premier lieu.

«Cela pourrait couter entre 5 et 6 millions dollars. C’est ce que nous avons entendu», a-t-il déclaré.