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le Jeudi 13 août 2020 18:03 Autres - Others

Tarnowski fera ses débuts en hockey professionnel

  photo fournie
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Originaire d’Embrun, Natasza Tarnowski est l’un des plus prolifiques talents locaux lorsqu’il est question de hockey. Cette saison, c’est l’équipe Kanadai Magyar Hokiklub (KMH) de Budapest qui pourra miser sur son talent.

«C’est un excellent programme de hockey,
avec un bon dossier et une bonne équipe d’entraîneurs, expliquait Tarnowski. De
plus, la localisation de l’équipe est incroyable!» Si la hockeyeuse démontre de
l’enthousiasme face à l’occasion qui se présente devant elle en Hongrie,
l’équipe de Budapest a tout autant de raisons d’être impatiente de l’accueillir
dans ses rangs.

En effet, Tarnowski présente un parcours des plus impressionnants, ayant participé à la série estivale Canada-États-Unis en 2015, en plus d’avoir remporté la médaille d’or au championnat national des moins de 18 ans en tant qu’aide capitaine d’une des deux équipes représentant l’Ontario. Du haut de ses 5 pieds 4 pouces, elle a cumulé 49 points en 145 parties lors de sa carrière universitaire, en plus d’agir comme capitaine au cours de ses deux dernières saisons avec les Terriers de l’Université de Boston en division I de la NCAA.

«Mon leadeurship est une source de fierté pour moi. J’ai rencontré de très bonnes leaders lorsque je suis arrivée comme recrue à l’Université de Boston et j’ai été chanceuse d’être élue capitaine par mes coéquipières à ma troisième saison avec l’équipe. Je voulais m’assurer d’être la meilleure capitaine que j’étais en mesure d’être et d’agir comme une capitaine que j’aimerais avoir».

L’émergence d’un talent

Avant d’en arriver à joindre les Terriers à Boston, la hockeyeuse d’Embrun a commencé à chausser les patins pour des équipes locales à l’âge de 7 ans, toujours avec des équipes féminines à l’exception de sa toute première saison. Puis, elle a fait le saut avec les Ottawa Lady Senators de la PWHL où elle a évolué pendant trois saisons. «La PWHL, c’était une très bonne ligue pour se faire recruter. La ligue offre un bon calibre de jeu. On participait à de nombreux tournois aux États-Unis et de nombreux recruteurs étaient présents, même à certaines parties de saison régulière».

Approché par un recruteur de l’Université de Boston, c’est avec cette équipe qu’elle a décidé de passer au niveau supérieur. «Beaucoup de facteurs sont entrés en ligne de compte. J’ai adoré le campus de l’université et les joueuses qui m’ont été présentées lors de ma visite là-bas, l’esprit d’équipe semblait bonne». Le riche héritage des Terriers de l’Université de Boston semblait également peser dans la balance, l’équipe ayant accueilli de nombreuses surdouées au fil des années, on a qu’à penser à Marie-Philip Poulin.

De plus, Tarnowski, maintenant diplômée en psychologie et en sciences de la santé, appréciait l’aspect académique de l’Université de Boston et le fait qu’elle avait de la famille qui habitait Boston. Venant d’une petite ville, elle n’était pas certaine qu’elle apprécierait habiter dans une grosse ville, mais la ville de Boston l’a vraiment séduite. Quatre ans après le début de cette aventure, Tarnowski ne regrette pas son choix.

«C’était encore mieux que ce à quoi je m’attendais. Chaque année, c’était comme une nouvelle famille qui se formait, avec les dernières années qui partaient et les recrues qui arrivaient. Quand je repense à toutes les amitiés et les souvenirs qui s’y sont formés, je ne pense pas que j’aurais pu m’attendre à vivre une meilleure expérience que celle-là».

Parmi les souvenirs qu’elle chérit, il y eu la victoire au Beanpot en 2019, un tournoi annuel qui regroupe les quatre équipes universitaires de division I se trouvant à Boston. Lorsque les Terriers ont remporté la finale en prolongation face à Harvard, elles ont du même coup remporté leur première Beanpot depuis 1981. La rivalité avec Boston College offrait également plusieurs moments excitants. «Les médias, l’université, les étudiants, tout le monde démontraient plus d’intérêt pour ces parties-là et participaient à l’engouement entourant la rivalité».

C’est donc plus que satisfaite de son parcours universitaire que Tarnowski se présentera à Budapest pour un nouveau chapitre de sa carrière de hockeyeuse. Là-bas, elle souhaite profiter de l’expérience pour avoir du plaisir, jouer à un niveau élevé, faire de nouvelles connaissances et continuer à participer au développement du hockey féminin en démontrant aux jeunes joueuses qu’il y a des aspirations auxquelles elles peuvent rêver dans le monde du hockey.